Bien qu'éloignée de la Vendée et de son histoire, la région de Toulouse conserve toutefois deux sculptures à l'effigie d'un des plus célèbres généraux vendéens, Henri de La Rochejaquelein.

LA_ROCHEJAQUELEIN_SOREZELa première, un simple buste de plâtre (photo ci-contre), compte parmi les 48 personnages de la Salle des Illustres de l'Ecole militaire de Sorèze, dans le Tarn, l'un des douze établissements de ce genre créés par Louis XVI en 1776. Le jeune Henri y fut mis en pension en 1782. Il en sortit en 1785, à l'âge de treize ans, sous l'uniforme de sous-lieutenant de cavalerie, bientôt immatriculé au régiment de Royal-Pologne-Cavalerie acheté par son père l'année précédente. (source : Baron de La Tousche, Monsieur Henri, pp. 27-29)



ROCHEJAQUELEIN_FALGUIERELa seconde, également en plâtre, est une statue réalisée en 1895 par le sculpteur toulousain Alexandre Falguière (1831-1900), et exposée dans le superbe Musée des Augustins de la Ville Rose (photo ci-contre). Dressé face à un colossal Cardinal Lavigerie brandissant sa croix, ce La Rochejaquelein au style sobre et académique a son jumeau de bronze en terre vendéenne. Celui-ci fut inauguré la même année, le 26 septembre, dans son village natal, Saint-Aubin-de-Baubigné.
Cette commune des Deux-Sèvres conserve toujours plusieurs souvenirs de Monsieur Henri : les ruines romantiques de son château de la Durbellière (incendié par les troupes républicaines le 4 juillet 1793), et dans l'église paroissiale le tombeau des trois frères La Rochejaquelein, Henri, Louis et Auguste, héros de trois guerres de Vendée, celles de 1793, de 1815 et de 1832.

Pour en savoir plus : Henri de La Rochejaquelein et la Guerre de Vendée, 1772-1794, par F. de Chabot