D’Elbée n’eut pas les honneurs d’une statue, contrairement à Cathelineau, Bonchamps, La Rochejaquelein ou encore Charette (bien que cette dernière fut abattue en 1830). Pour tout monument, seule une croix commémore le souvenir du généralissime dans sa ville de Beaupréau.

CROIX_ELBEELa Restauration mit à l’honneur la mémoire des Guerres de Vendée en érigeant plusieurs monuments : la chapelle du Mont des Alouettes en 1825 (achevée en 1968), la Colonne de Torfou et la chapelle de Charette à Legé en 1826, la statue de Cathelineau au Pin-en-Mauges en 1827, etc.
Cette même année 1827, fut ouverte une souscription en vue d’ériger un monument à la gloire du général d’Elbée. De nombreux dons affluèrent. Charles X promit 1000 francs. La belle-fille du souverain, Marie-Caroline, duchesse de Berry, vint en personne, le 7 juillet 1828, poser la première pierre du monument que devait réaliser le sculpteur Molknecht. Mais le retard des travaux et surtout la Révolution de Juillet 1830, si funeste pour les Vendéens, ruinèrent le projet.
CROIX_ELBEE_PIEDESTALOn se contenta finalement d’une simple croix de granit, élevée au carrefour des rues d’Elbée, Mont-de-Vie, de la Sablière et de la Pépinière. Son socle gravé porte sombrement l’inscription « A la mémoire de d’Elbée et de ses compagnons d’arme, 1793 ».

Sources :
F. Charpentier, D'Elbée, généralissime des armées vendéennes, 1752-1794
N. Delahaye, Guide historique des Guerres de Vendée, les Itinéraires de la Mémoire, 1793-1832