Quatrième ville de Vendée avec 14.000 habitants, la commune des Herbiers est devenue par sa taille la capitale du Haut-Bocage vendéen. La ville possède un patrimoine remarquable, en particulier pour les Guerres de Vendée.

100_3968La fusion des Herbiers avec Le Petit-Bourg et Ardelay, en 1964, a fait de cette commune la plus grande de son canton. Elle possède au nord de son territoire, sur la route de Cholet, un des sites vendéens les plus symboliques, le Mont des Alouettes. Cette colline dominée par ses moulins et sa chapelle fut un lieu de rassemblement des armées insurgées en 1793.

100_3943Les Herbiers connurent une terrible année 1794, lorsque les Colonnes infernales s'abattirent sur la région. Le château du Boistissandeau, au sud d'Ardelay, fut le théâtre d'un massacre, le 31 janvier. La chapelle du château le commémore dans un vitrail. Deux jours après, le général Amey mettait le feu à la ville. Le nom de cet incendiaire figure pourtant sur l'Arc de Triomphe à Paris. Autre témoin de cette époque tragique, la famille Jourdain des Hermitans, qui vivait au manoir de la Martinière (propriété privée, sur la route de Mesnard-la-Barotière), fut décimée. Mme Jourdain des Hermitans et ses trois filles furent noyées dans la Loire à Nantes.

100_3975Les Herbiers comptent cinq rues vendéennes : les rues Sapinaud et Charette n'ont plus de panneaux pour le moment, en raison des travaux de réfection de la rue de Saumur. Mais on trouve toujours les rues Bonchamps, des Chouans et de la Virée de Galerne (appellation très rare) du côté de la rue de l'Ouvrardière.

Ces plaques sont ajoutées à l'Album photos des rues vendéennes.

Illustrations : le Mont des Alouettes, détail d'un des vitraux de la chapelle du Mont des Alouettes (le cœur vendéen), plaque de rue de la Virée de Galerne.