Situé aux confins de l'Anjou et du Poitou, Maulévrier occupe une place privilégiée dans l'histoire vendéenne. La ville fut la patrie d'adoption de Stofflet, un des plus intrépides chefs de la Grande Armée catholique et royale.

100_4194Ancien militaire devenu garde-chasse au service du comte de Colbert-Maulévrier, Jean-Nicolas Stofflet, lorrain d'origine, prit les armes dès les débuts de l'insurrection de mars 1793 et traversa toutes la batailles jusqu'à son exécution, le 25 février 1796. Son souvenir reste toujours présent dans la ville. On y trouve une fontaine et un obélisque en sa mémoire, ainsi qu'une plaque de rue.

100_4173Trois autres plaques honorent des célébrités locales : une rue Baguenier Desormeaux (chirurgien de l'Armée de Stofflet, dont la tombe est toujours visible dans le cimetière de Maulévrier), une rue du Capitaine Pierre Bibard (capitaine de paroisse de La Tessoualle, une commune voisine), et une rue René Tonnelet.

100_4170René Tonnelet (1753-1794) était lui aussi garde-chasse, le second du comte de Colbert-Maulévrier. Etabli sur les terres de la Frogerie, il prit la tête des insurgés de Toutlemonde lors du soulèvement du 13 mars 1793. Sa troupe rejoignit celle de Stofflet et s'empara avec elle de Vezins. Il participa à de nombreuses batailles, Fontenay, Thouars, Saumur, etc. Après la défaite de Cholet (17 octobre 1793), il suivit l'armée dans son périple outre Loire et put rentrer en Vendée avant le désastre de Savenay. Mais il fut tué peu après son retour auprès de Stofflet.

Ces plaques sont ajoutées à l'Album photos des rues vendéennes.

Illustrations : l'église de Maulévrier, plaques de rues.

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