Chef-lieu de canton, Saint-Fulgent possède trois plaques de rues vendéennes portant les noms de deux généraux qui marquèrent l'histoire de la commune.

Saint-Fulgent 3

La première honore la mémoire de Charles-Aimé de Royrand. Né le 14 mars 1726 à Saint-Fulgent, celui-ci mena une carrière militaire sous l'Ancien régime. Il fut lieutenant au régiment de Navarre en 1744 et capitaine en 1755. Nommé chevalier de Saint-Louis en 1761, il avait le grade de lieutenant-colonel lorsqu'il prit sa retraite en 1785. M. de Royrand s'était retiré dans ses terres quand éclata la Révolution. Il était fort riche et possédait de nombreuses métairies dans le pays, à Saint-Fulgent, La Guyonnière, Chavagnes-en-Paillers, Saint-Georges-de-Montaigu, etc. Ce vieil homme sage et modéré était très estimé par ses métayers. Rien d'étonnant, donc, si ces derniers l'appelèrent pour les commander au moment où l'insurrection vendéenne embrasait le Bocage. M. de Royrand vivaient alors dans sa demeure de la Petite-Roussière, paroisse de Bazoges-en-Paillers. Comme Sapinaud, il refusa de ses mettre à leur tête, mais finit lui aussi par céder aux paysans révoltés.

Bien que commandant en chef l'Armée du Centre, comme doyen des officiers de ce corps (il avait 67 ans), M. de Royrand resta relativement effacé des campagnes militaires de 1793. Il ne se déroba pas pour autant, malgré son âge, et suivit ses hommes jusqu'à la Virée de Galerne. C'est là qu'il trouva la mort, le 5 décembre 1793, près de Baugé, en Anjou.

Saint-Fulgent 2

La deuxième plaque de rue vendéenne de Saint-Fulgent célèbre un nom autrement plus connu, celui du Chevalier Charette. Au soir du 22 septembre 1793, dans la foulée de leurs incroyables victoires à Coron et au Pont-Barré (le 18 septembre) puis à Torfou (le 19), les Blancs battent à nouveau leurs ennemis, cette fois au nord de Saint-Fulgent. Cinq mille Bleus occupent la ville. Après deux heures d'échange d'artillerie, les hommes de Charette et de Royrand donnent l'assaut. Au terme d'un combat acharné, de nuit, les Vendéens emportent à nouveau la victoire. Les républicains battent en retraite en désordre jusqu'à Chantonnay, et même au-delà. 

Une troisième complète la précédente : le Clos de Charette, formant une rue annexe à celle de Charette. 

Saint-Fulgent 1

   
Ces plaques sont ajoutées à l'Album photos des rues vendéennes.