Les historiens s'emmêlent parfois les pinceaux lorsque des homonymes se glissent dans leur récit. Le Laboratoire des Internautes en apporte un bel exemple, cette fois avec les Chouppes.

On arrive encore à les distinguer lorsqu'ils appartiennent aux deux camps adverses, comme les frères ennemis Gabriel et Esprit Baudry d'Asson. La chose se complique pour les historiens peu attentifs quand les parents combattent dans les mêmes rangs. Citons pour la seule Armée du Centre, les cas des deux Sapinaud, des deux Royrand, des trois Béjarry*, etc.

SIGNATURE DE CHOUPPES

C'est d'ailleurs dans le giron de cette armée, aux environs de La Roche-sur-Yon, que l'on trouve un chef du nom de Chouppes. Là aussi, la confusion règne dans les écrits historiques puisqu'on trouve deux frères à ce nom, bien souvent mélangés en un seul. Ce problème soulevé sur le site du Laboratoire des Internautes a été éclairci par Pierre Gréau.

Le chef vendéen en question s'appelait Jean René de Chouppes. Il a été baptisé à Pressigny (79) le 21 juin 1756. Il était le fils de Jean Charles René de Chouppes et d'Anne Henriette de La Place. Jean René de Chouppes a épousé le 22 février 1788, toujours à Pressigny, Marie Anne Elisabeth de Tinguy de Nesmy. Commandant d'une troupe dans la région de La Roche-sur-Yon en 1793 (il habitait à La Ferrière), il participa à la Virée de Galerne au cours de laquelle il périt. On ignore cependant la date et le lieu de sa mort.

Jean René de Chouppes avait un frère prénommé Charles François Marie, baptisé le 14 avril 1770 à Pressigny. Ce dernier émigra en 1791 et combattit dans les rangs de l'Armée de Condé. Il mourut en 1792 près de Coblence. La confusion des historiens réside principalement sur cette émigration et cette mort outre Rhin.

* Sur ce point, voir l'article : Les Béjarry, trois frères au service de la Vendée