A l'occasion du 40e anniversaire de la mort de Claire Ferchaud, trois messes sont célébrées à la chapelle de Loublande (79). C'est l'occasion de souligner l'importance du message délivrée par la religieuse vendéenne*.

Claire-FerchaudLa vocation de Claire Ferchaud est étroitement liée à l'histoire tragique de notre pays. En 1916, alors que la Première Guerre mondiale fait rage, « Claire reçut la mission de rappeler la France à sa vocation divine en sollicitant l'apposition de l'emblème du Sacré-Cœur sur le drapeau tricolore, » explique l'abbé Roger de Fommervault, grand connaisseur de l'histoire de Sœur Claire.

Celle-ci, fait-il remarquer, ne fait que relayer une demande du Christ à sainte Marguerite Marie Alacoque à Paray-le-Monial en 1689. Pour faire aboutir ce vœu peu ordinaire, la jeune femme ira jusqu'à rencontrer Raymond Poincaré, le président de la République, en mars 1917. En vain.

Les RinfillieresClaire Ferchaud « a vécu effacée pendant cinquante-cinq ans dans la Maison du Sacré-Cœur où elle s'était retirée avec ses compagnes le jour de Noël 1917 ». Depuis sa disparition, le 29 janvier 1972, il y a donc quarante ans, Loublande est devenu un lieu de pèlerinage. « Beaucoup de gens viennent prier sur sa tombe et à la chapelle des Rinfillières, » souligne l'abbé de Fommervault. A la demande de Rome, un oratoire a en effet été édifié sur place. C'est ici que sont célébrées les trois messes commémorant l'anniversaire de la mort de celle qui offrait sa vie « en réparation des fautes de la France » et demandait l'institution de la messe perpétuelle.

Une première a été célébrée ce matin. Les deux autres le seront cet après-midi à 15h30 et jeudi 2 février à 10h30 en la chapelle de la Maison du Sacré-Cœur à Loublande.

* Loublande se situe à la limite des départements des Deux-Sèvres, de la Vendée et du Maine-et-Loire, donc en plein cœur de la Vendée Militaire.

Illustrations : Portrait de Claire Ferchaud (1896-1972) ; les Rinfillières à Loublande.

Source : Le Courrier de l'Ouest, édition de Cholet, vendredi 2 janvier 2012, p.6.