Le n°259 de la Revue du Souvenir Vendéen, paru ce mois-ci, a suscité quelques réactions de lecteurs et d'adhérents. L'un d'eux m'a fait parvenir un billet d'humeur dont voici la teneur :

Revue du Souvenir VendeenL’association du Souvenir Vendéen compte encore des élus parmi ses adhérents ; plusieurs d’entre eux se sont groupés avec d’autres pour déposer deux projets de loi :
– le premier, devant l’Assemblée Nationale, pour faire reconnaître le génocide vendéen,
– le second, pour faire abroger les deux lois (1er août et 1er octobre 1793) qui ordonner l’extermination de la Vendée et de ses habitants.
Que peut-on lire dans la dernière revue (n°259) ?
– p. 18 : « … le terme de génocide paraît inapproprié parce qu’il est anachronique. »
– p. 4 : « …  avons-nous intérêt à nous enliser dans une querelle de mots, primordiale pour le camp adverse, donc bloquante ? stérile ? »
– p. 22 : « l’idée de faire abroger les décrets du 1er août et du 1er octobre 1793… paraît inutile. »
– « l’intervention de parlementaires éminents a eu le mérite d’attirer l’attention sur la Vendée. »

En d’autres termes, chers élus adhérents, vous pouvez en parler mais n’en faites pas trop : les lois des 1er août et 1er octobre 93 sont des détails du passé, et surtout nous ne souhaitons pas que le Souvenir Vendéen soit associé à une démarche pour faire reconnaître le génocide vendéen.

Par ailleurs, si le génocide vendéen et les articles des 1er août et 1er octobre sont autant évoqués à l’Assemblée nationale, au Sénat, à la radio, à la télévision, dans certains grands journaux et… dans la Revue du Souvenir Vendéen, c’est bien les travaux de Reynald Secher qui en sont à l’origine !

Curieusement la Revue du Souvenir Vendéen qui consacre 19 pages de son dernier numéro à ces deux sujets, passe les travaux de Reynald Secher sous silence.
Juste, il est signalé qu’une recension du dernier livre a été faite dans la revue n°257. (C’est vrai, mais comme par hasard figurait simultanément la recension de deux ouvrages de Jean-Clément Martin).

Pourquoi ? est-ce un oubli ? de la censure ?

Avec ces trois points, on peut se poser la question : le Souvenir Vendéen a-t-il modifié ses repères ?
Souhaitons qu’à l’avenir l’équivoque soit levée et que le Souvenir Vendéen demeure fidèle à l’esprit de ses fondateurs.
Heureusement l’article de Patrick Garreau concernant le numéro de la revue l'Histoire consacré à la Vendée en indique le chemin…

François de la Harie