Il y a 220 ans s’achevait dans le sang, aux portes de Bressuire, le premier soulèvement des Guerres de Vendée. Le Moulin de Cornet, près duquel les insurgés furent impitoyablement écrasés, a donné son nom à ce combat.

Moulin de CornetLe Moulin de Cornet et la croix commémorant le combat du 24 août 1792

Plusieurs moulins s’élevaient jadis sur ces hauteurs au bord de la route de Bressuire à Terves. L’endroit est aujourd’hui urbanisé, de part et d’autre du boulevard de Puy-Fort, mais il en demeure un souvenir, une simple tour nichée dans un petit coin de verdure. Sur la gauche en sortant de Bressuire, avant le lieu-dit Puy-Fort, un panneau indique l’entrée du passage menant au « Moulin de Cornet » qu’on aperçoit sur la butte. Le monument se découvre à quelques pas de là, au bout d’un chemin pentu. Le moulin a depuis longtemps troqué ses ailes contre un simple toit de tuiles. Il n’en reste que ses vieux murs, bien restaurés. A proximité, une croix de pierre évoque l’histoire du lieu dans un écriteau fixé sur son piédestal (photo ci-dessous).

Croix du Moulin de CornetLe dernier combat du soulèvement de l’été 1792 se déroula sur cette hauteur, le 24 août, entre les paysans insurgés des paroisses environnantes et les gardes nationaux accourus de Cholet, de Thouars et de la Plaine poitevine. Les premiers s’étaient rassemblés sous le commandement de Delouche – maire de Bressuire, – Baudry d’Asson, Calais, etc. Peu exercés à la discipline militaire, ni à l’obéissance, ils furent taillés en pièces par les troupes révolutionnaires qui déployèrent contre eux une férocité sans nom, emportant au bout de leurs baïonnettes des nez et des lambeaux humains arrachés aux blessés et aux prisonniers. Exhibés au milieu des campagnes, ces trophées sanglants traumatisèrent les paysans qui attendront un mois avant de rallier, au printemps suivant, la grande insurrection de 1793.

Localisation du Moulin de Cornet, au sud de Bressuire :

Plan du Moulin de Cornet