Illustré d’un tableau à l’effigie de Jeanne d’Arc, dont le rapport à la Vendée est expliqué en dernière page, le numéro de septembre 2012 revient à travers plusieurs articles sur la portée religieuse du soulèvement vendéen. Il est aussi l’occasion d’évoquer, dès l’éditorial, les 80 ans de l'association et le prochain 220e anniversaire des Guerres de Vendée. 

Souvenir Vendeen 260 septembre 2012En attendant 2013, il est aujourd’hui un 220e anniversaire qui commémore les persécutions religieuses dans l’Ouest de la France. L’article de Patrick Garreau en fait son objet. L’auteur y décrit le rôle du pouvoir politique en la matière, comme les provocations entretenues par ses représentants. Il expose pour l’année 1792 l’irrépressible enchaînement des mesures hostiles lancées contre le clergé réfractaire, et les troubles suscités parmi les fidèles. Vainement des notables locaux protestent pour le retour de leurs prêtres. Il est trop tard. En 1792 la Révolution a échappé depuis longtemps aux modérés. Sans ces persécutions voulues par l’Assemblée législative à la fin de 1791 et mises en œuvres l’année suivante, « jamais cet immense mouvement populaire n’aurait soulevé la Vendée Militaire au début de 1793 ».

L’article suivant, déjà publié en 2011 dans Catholiques de Vendée, analyse la situation religieuse avant la Révolution, cependant circonscrite au seul département de la Vendée. Revenant là encore sur les persécutions à l’encontre des prêtres réfractaires comme l’un des moteurs du soulèvement de 1793, l’auteur décèle dans celui-ci plusieurs caractéristiques d’ordre religieux, principalement « la maîtrise de la violence », attestée par tant d’exemples de libérations de prisonniers républicains. Celle-ci se perpétua bien après la guerre, faisant du Pardon un trait majeur de l’identité vendéenne. Le Pardon, mais non l’oubli…

Le document qui suit, présenté par C. et L. Gosselin, intéressera les amateurs de vieux papiers. Il s’agit d’une lettre conservée aux Archives départementales de la Vendée, datée du 3 avril 1796 et rédigée par Roch Sylvestre de Grignon, qui nous éclaire sur le climat politique et social au lendemain de la deuxième Guerre de Vendée. Rentré d’émigration quelques mois auparavant, son rédacteur connut une fin prématurée : il fut tué trois ans plus tard, au combat de Chambretaud, le 18 novembre 1799.

Cimetiere de La GaubretiereLe dernier article propose enfin un guide de visite du cimetière de La Gaubretière, principale étape de la journée du 14 avril 2012. Chaque tombe numérotée sur un plan y est accompagnée d’une notice biographique sur les personnages historiques qui reposent au sein de ce « Panthéon de la Vendée Militaire ».

La Chronique du Souvenir Vendéen offre un compte rendu de la Journée de Printemps organisée à Torfou, le 9 juin dernier, complété par plusieurs pièces annexes sur la Colonne de Torfou et la bataille du 19 septembre 1793. La rubrique présente d’autre part le portrait de Michel Chatry, récemment élu président de l’association.

Les Echos du Souvenir Vendéen ne mentionnent qu’une date, le 15 mai 2012, au cours de laquelle a été inaugurée la nouvelle stèle au château de Maulévrier, à la mémoire du chevalier Colbert de Maulévrier. Cet aide de camp de Stofflet fut aussi l’un des promoteurs de l’insurrection parisienne du 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), que Bonaparte écrasa avec les canons de la Convention.

Relevons pour finir, dans la Bibliographie, plusieurs titres cités ici, comme Les insurgés de Dieu, du cardinal Paul Poupard, Même les pierres ont résisté, d’Yves Viollier, et Le Cimetière des Martyrs d’Yzernay (1794-2012).

Revue du Souvenir vendéen, n°260, septembre 2012, 64 pages, 8,00 €