Les dates mentionnées dans les documents de l’époque révolutionnaire sont souvent un casse-tête pour l’amateur d’histoire ou de généalogie. Internet offre pour leur conversion des outils pratiques très rapides d’utilisation.  

Calendrier républicainL’idée d’un nouveau calendrier faisant table rase du passé remonte à mai 1790, quand l’astrologue Lalande proposait, dans cette « France régénérée », de commencer l’année au 1er avril avec le printemps. Elle reparut le 14 juillet de cette année, promu « premier jour de la deuxième année de la liberté ». Le départ officiel de cette ère nouvelle fut cependant arrêté le 22 septembre 1792, par le décret de la Convention ordonnant de dater les actes publics de « l’an I de la République française ».

Un comité de savants redéfinit donc le calendrier selon un système décimal, conservant douze mois de trente jours (de vendémiaire à fructidor), avec cinq jours supplémentaires, mais divisant chaque mois en trois décades de dix jours (du primidi au décadi). Ce calendrier fut adopté par décret de la Convention le 5 octobre 1793, désormais le 14 vendémiaire an II, mais n’entra jamais réellement dans les mœurs, malgré toutes les contraintes exercées par le pouvoir révolutionnaire. Napoléon finit par l’abroger en 1805.

On trouve sur internet quantité de tables de conversion, plus ou moins élaborées, mais certaines, comme celle en lien sur l’image ci-dessus, permettent de jongler aisément du républicain au grégorien et vice-versa.

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