Le patrimoine de Cerizay a souffert des aléas de son histoire, entre les guerres qui l’ont dévasté – la dernière fois le 25 août 1944 – et les reconstructions qui lui ont coûté ses plus anciens vestiges. Les Guerres de Vendée y ont toutefois laissé quelques souvenirs, à l’abbaye de Beauchêne et dans les rues de la ville.

Marigny et Lescure a BeaucheneSituée au sud-ouest de la commune, l’abbaye de Beauchêne possède une verrière moderne représentant Marigny et Lescure, en prière devant un autel, parmi des combattants vendéens (ci-contre). Ces deux généraux ont chacun une rue à Cerizay, ou plutôt une avenue pour le premier d’entre eux. Celle-ci correspond à la route de Mauléon, qui passe, sur la commune de Combrand, près du logis de la Girardière, où Marigny fut assassiné le 10 juillet 1794. Bien plus modeste au regard du rôle de son titulaire dans l’histoire des Guerres de Vendée, la rue de Lescure se trouve dans le quartier de la Herse.

On rencontre près de cette dernière une rue Louis Richard. Né à la Bréchatière, près de Cirières – comme Roucher, le capitaine de la paroisse du Pin – ce Louis Richard se fit connaître en rassemblant des rescapés de la Grande Guerre pour reformer la division de Cerizay au tout début de l’année 1794. Cette petite troupe mena plusieurs opérations contre les Colonnes infernales. A son retour d’outre-Loire, Marigny reprit le commandement de cette unité dont il fit une nouvelle armée. Lorsque celui-ci fut exécuté, Richard rompit avec Stofflet. La paix de la Jaunaye, signée par le premier, rejetée par le second, accentua la rupture entre les deux hommes. Richard participa cependant à la reprise d’armes, mais il fut pris et fusillé le 23 février 1796.

Rues vendeennes de Cerizay
Dernière à l'inventaire, la rue Jean Charles Elie Bernard relie le quartier de l’Aubrière à Beauchêne. Originaire de Fontenay-le-Comte, ce personnage était fermier général au château de Puy-Guyon, aujourd’hui ruiné. Il combattit dans l’armée de Lescure, fit la Virée de Galerne à laquelle il survécut avant de rallier l’état-major de Marigny. Une anecdote rapporte que ce dernier l’appelait « mon cousin » en plaisantant sur leur nom de famille commun, Bernard pour l'un, Bernard de Marigny pour l'autre.

Merci à Richard Lueil, auteur du blog Chemins secrets, pour les photos des plaques de rues et les informations historiques.

Ces plaques sont ajoutées à l'Album photos des rues vendéennes.


Mise à jour du 25 mars 2014
: Le blog de La Maraîchine normande a présenté une notice biographique d'un républicain de Cerizay, Jacques Basty La Foye, qui possède une plaque de rue à son nom.