Un lecteur assidu m’a récemment interpelé sur un point de topographie vendéenne, à propos de la commune de Saint-Hermand, régulièrement citée dans des ouvrages d’histoire, mais absente des cartes actuelles. 

Sainte Hermine Saint HermandSaint-Hermand et Sainte-Hermine sur le cadastre napoléonien
(Archives de la Vendée en ligne)

Saint-Hermand ou Saint-Hermant existait pourtant bel et bien en tant que paroisse, puis commune sous la Révolution. Proche voisin de Sainte-Hermine, il constituait un verrou stratégique entre le Bocage insurgé au nord et la Plaine, et demeura d’ailleurs toujours en territoire républicain. Les deux bourgs reçurent même de nouveaux noms, au temps délirant de la déchristianisation de l’an II : Saint-Hermand devint « Hermand-le-Guerrier », et Sainte-Hermine, « Hermine-sur-Smagne ».

Saint-Hermand et Sainte-Hermine restèrent longtemps distincts : le premier s’étirait le long de la grand’route de Chantonnay à Luçon (ou de Nantes à La Rochelle, en regardant plus loin) ; le second se lovait quant à lui dans un méandre de la Smagne, à l’ombre de son château.

Les deux communes fusionnèrent enfin, par décret impérial, le 16 juin 1808. Elles ne constituent plus désormais qu’une seule agglomération, sous le nom de Sainte-Hermine.