Connaissez-vous l’histoire du coffre de Mariette ? Ce témoignage, préservé de génération en génération au sein de familles de Soullans, en plein marais de Challans, perpétue le souvenir d’une jeune héroïne de la Vendée. La dernière livraison de la Revue du Souvenir Vendéen en livre un récit captivant. 

Souvenir VendeenEn écho à cette histoire heureusement préservée, l’éditorial de Michel Chatry, intitulé « L’amnésie nationale, une spécificité française ? », insiste sur le devoir de mémoire à l’égard de la Vendée. On y apprend notamment qu’un grand colloque, organisé les 24 et 25 octobre prochain, se penchera sur cette transmission du souvenir des Guerres de Vendée par d’autres voies que celle des historiens.

Parmi les articles de fond figurent trois portraits. Celui de l’abbé Bernier tout d’abord, pour la seconde partie de sa biographie rédigée par Pierre Gréau. Après les âpres négociations du Concordat, son installation à la tête du diocèse d’Orléans et ses dernières années, on découvre en annexes la localisation de sa tombe accompagnée du texte aujourd’hui illisible de son épitaphe ; ainsi qu’un florilège d’appréciations de contemporains sur ce personnage, « l’un des plus vilipendés des Guerres de Vendée ».

Le deuxième article ouvre le chapitre de 1815 à travers le portrait d’Auguste de La Rochejaquelein. Plus qu’une biographie du frère cadet de Monsieur Henri, ce texte de Fabian de Montjoye déroule toute l’histoire de « la guerre de velours », dont les Vendéens et les Chouans firent une victoire, celle de « la sauvegarde des intérêts supérieurs de la France ». Cette première partie s’étend du 1er mars 1815 jusqu’à la paix de La Tessoualle, le 28 juin suivant, avec comme faits marquants, les combats des Mathes et de Rocheservière qui coûtèrent la vie à Louis de La Rochejaquelein et Suzannet.

Après « Le coffre de Mariette » évoqué plus haut et signé d’Henri Phelippeau, un troisième portrait, écrit par Thierry d’Erceville, nous invite en Baugeois, sur les traces d’Henri René Bernard de La Frégeolière, émigré rescapé du débarquement de Quiberon, engagé dès lors dans la Chouannerie d’Anjou, jusqu’aux derniers soulèvements de 1815 et 1832.

Suivent les rubriques habituelles de la Revue, à commencer par la Chronique du Souvenir Vendéen. On peut y lire les comptes-rendus de la journée à la mémoire de l’abbé Bernier (21 avril), l’assemblée générale à Maisdon-sur-Sèvre (27 avril), la visite à la Conciergerie de la Section Ile-de-France (25 mai), le nettoyage de la tombe de Charles Bréchard (6 juin), ainsi que les prochaines dates, comme la Journée d’automne du Souvenir Vendéen aux Sables-d’Olonne, le samedi 14 septembre, et la commémoration de la bataille de Cholet, le samedi 19 octobre.

Les Echos du Souvenir Vendéen présentent plusieurs événements récents : L’exposition Le Chemillois pendant la Révolution et la Guerre de Vendée à Chemillé, le nettoyage du coteau de la Croix du Pont-Charron (1er mai), l’inauguration du Jardin du Pardon aux Lucs-sur-Boulogne (18 avril), etc. On notera aussi un intéressant complément à l’article « Rendez-nous vos armes ! Vous ne serez plus inquiétés », publié dans le n° 257 de la Revue.

Signalons enfin le magnifique portrait de Mathurin Droussé, soldat vendéen, qui illustre la couverture de ce numéro. Une notice complète explique les circonstances de cette découverte et la vie de ce personnage.

Revue du Souvenir vendéen, n°263, juin 2013
74 pages, 8,00 €