Le tribunal correctionnel d’Evreux jugeait hier Jérémy Thebault, accusé d’avoir abattu un chêne sur la commune de Berthenonville (Eure). Pas n’importe quel chêne : celui planté en 1989 pour le bicentenaire de la Révolution française ; et pas n’importe quel jour, le 29 mars 2013, jour anniversaire de la mort de Charette.

Genocide vendeen
Surpris avant même d’avoir plus achever le tronçonnage de l’arbre, Jérémy Thebault a clamé haut et fort ses motivations. « L'existence de cet arbre du bicentenaire de la Révolution est une provocation pour nous », a-t-il déclaré, ajoutant que « si nous trouvons l'emplacement d'autres arbres de la Révolution quelque part, c'est avec plaisir que nous irons les abattre, ce n'est que le début ! » Et c’est par ce geste qu’il a souhaité à la fois rendre justice aux victimes de la Révolution française, et exiger la reconnaissance du génocide vendéen par la république.

Pour l’anecdote, en recherchant un complément d’informations sur cette affaire, Google m’a proposé les deux liens ci-dessous : le premier pour un article du Parisien « Les royalistes abattent le chêne de la Révolution » ; le second, pour du bois de chauffage disponible à Berthenonville. Le chêne du bicentenaire aura au moins servi à quelque chose !

Chene de la Revolution


Note – Un article du Salon beige publié aujourd'hui nous apprend que le procureur de la république réclame une peine de deux mois de prison avec sursis et 1 000 € d'amende. Un lien permet de signer une pétition en faveur du bûcheron de la mémoire.


Note du 17 octobre 2014 – Communiqué de presse de Jérémy Thebault, Président de France Action Jeunesse :

Arbre de la «Révolution » : Procès en appel à Rouen

Le 29 mars 2013, j’ai abattu à Berthenonville dans l’Eure, l’arbre de la « liberté » planté lors des commémorations du bicentenaire de la Révolution.

J'ai commis ce geste de réparation et de justice afin de faire connaître et reconnaître ce que l'on appelle le « génocide Vendéen ». Ce génocide fut orchestré par le régime républicain entre 1793 et 1796. Il est responsable de la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes dans des circonstances effroyables.

J'ai également commis cet acte pour m'attaquer à ce que Reynald Secher nomme le « mémoricide », c'est-à-dire la volonté des responsables de ce génocide de nier et de relativiser leur crime allant même jusqu'à faire passer les Vendéens pour les bourreaux.

Suite à mon action, j’ai été poursuivi en justice et condamné en première instance à Évreux à 3.000 euros d'amende dont 2.500 euros avec sursis et 800 euros de dommages et intérêts et 300 euros de frais de justice.

À la suite de cette condamnation, j’ai décidé de faire appel de ce verdict injuste et indécent.

Par conséquent, je vous informe que le procès en appel aura lieu à : Cour d'appel de Rouen, le 3 novembre 2014 à 14h15