Canal Cholet a diffusé dans son journal télévisé du lundi 21 octobre 2013 un reportage sur la commémoration de la bataille de Cholet, organisée par le Souvenir Vendéen le samedi précédent. Patrick Garreau, vice-président de l'association, y expose le déroulement et les enjeux de ce combat décisif. Il est également rappelé qu'une exposition sur les Guerres de Vendée est visible à la Médiathèque de Choletjusqu'au 16 novembre prochain.

Lien vers la chaîne de télévision locale Canal Cholet

Note – Le journal Ouest-France a publié le jeudi 17 octobre 2013 un entretien avec Patrick Garreau, vice-président du Souvenir Vendéen :

Souvenir Vendeen

Qu'allez-vous commémorer le 19 octobre ?
Une grande bataille, un petit peu unique dans l'histoire de l'Ouest, qui s'est déroulée le 17 octobre 1793. Il s'agit de 50.000 combattants qui s'affrontent au nord de Cholet. Et puis on va aussi rendre hommage à la ville et à ses alentours, à savoir des endroits martyrs de la Révolution. Cholet c'est 8.400 habitants en 1790, 2.200 en 1796. Je ne dis pas que tout le monde est mort, mais certains ne sont jamais revenus et ont tout perdu dans les Guerres de Vendée. C'est une guerre civile.

La bataille de Cholet a été assez importante finalement ?
C'est même la plus grosse bataille de l'ensemble des Guerres de Vendée de 1793 à 1796. On en a exagéré les chiffres. Il y avait environ 22.000 républicains qu'on appelait les Bleus et 25.000 Blancs, donc les Vendéens. En sachant que compte tenu des mauvaises dispositions des généraux blancs, tous leurs soldats n'ont pas participé à la bataille, car ils sont arrivés uniquement par l'ancienne route du May-sur-Evre. C'est tout cela qui mérite d'être rappelé et également parce que jusqu'à cette bataille, même si la ville a été occupée par les Blancs, tout le monde y vivait en paix. Ensuite, des quartiers entiers de Cholet ont brûlé.

On parle de Guerres de Vendée et pourtant Cholet n'est pas dans ce département !
C'est exact, c'est pourquoi dans notre association du Souvenir vendéen, nous nous battons pour maintenir le terme de Vendée militaire. C'est un territoire qui couvre le quart sud-ouest du Maine-et-Loire, le quart nord-ouest des Deux-Sèvres, une partie de la Loire-Atlantique, au sud de la Loire et toute la moitié nord de la Vendée. C'est un vaste secteur qui était habité par environ 800.000 personnes. À la bataille de Cholet, il y a peu de combattants de Loire-Atlantique et de Vendée. Ce sont essentiellement des gens des Deux-Sèvres et du Maine-et-Loire. Autrefois on aurait dit des Angevins et des Poitevins.

Quelles étaient les limites géographiques de la bataille ?
Aujourd'hui les sites ont complètement disparu. La bataille a commencé sur ce qui est aujourd'hui l'aérodrome, que l'on appelait les Landes de la Papinière. Puis, tout le combat s'est développé à hauteur de l'actuel périphérique, entre le quartier de la Treille et le bois Grolleau. Cela représente à peu près quatre kilomètres. Dans une première phase, les Vendéens repoussent les Bleus et avancent jusqu'au boulevard Joffre et la place de la République. C'est-à-dire qu'ils arrivent dans les faubourgs de Cholet. C'est là que la bataille va basculer. En fin de journée, la blessure mortelle de deux de leurs chefs va provoquer le reflux.

Propos recueillis par Christophe Morineau-Cooks (lien sur l'image)