Max Daniel vient de signer une biographie inédite d'André Pomme, dit Pomme l'Américain. Ce député conventionnel est passé totalement inaperçu dans l'histoire de la Révolution française. Et pourtant, toujours dans le secret, il en fut un des principaux acteurs. 

Andre Pomme

Avant la Révolution, André Pomme est un des fondateurs du toujours mystérieux Grand Chapitre Général du Grand Orient de France. Certainement impliqué dans l'affaire du collier de la reine, il est obligé de s'exiler en Guyane, colonie dont il devient le premier député.

Alors qu'il siège à la Convention, il y est un des plus violents adversaires du clergé romain, qu'il propose d'envoyer en Guyane pour y remplacer les esclaves noirs. Il passe des paroles aux actes en expédiant d'abord les religieux français, puis les belges.

Fils d'un chef contre-révolutionnaire, André Pomme profite de la situation et devient le principal agent de renseignement de la Convention en Provence. Il est envoyé dans l'Ouest comme représentant en mission de novembre 1794 à mai 1795. Il est d'ailleurs l'un des signataires du traité de la Jaunaye (17 février 1795).

Dès le début du règne de Napoléon, l'homme sera remercié pour ses bons et loyaux services et regagnera Arles sa ville natale, dont il sera désigné maire en 1815. Arles la Catholique, une des capitales de la Contre-Révolution, le bannira à jamais de sa mémoire. Le diable n'y avait pas sa place...

1792, Le Diable s'appelait André Pomme
, par Max Daniel
162 pages, 13 € (8 € en PDF)
Lien vers l'aperçu des premières pages du livre