Le 17 août 1794, le commandement en chef de l'Armée de l'Ouest a changé de tête. Le général Vimeux, intérimaire à cette fonction depuis la destitution de Turreau le 13 mai précédent, cède la place à Thomas Alexandre Dumas, père et grand-père des fameux écrivains.

Carte_Camps_rep_08_1794
La stratégie des colonnes mobiles a échoué à éradiquer la menace vendéenne. Elle l'a au contraire réveillée. Les troupes républicaines se sont par conséquent repliées en périphérie du territoire insurgé, dans des camps fortifiés dont Vimeux dit s'être occupé « sans relâche ». Son mémoire établi à la fin du mois d'août 1794 fait état de son activité sous son commandement. Il y énumère notamment la liste de ces camps dont la localisation sur la carte ci-dessus rend parfaitement compte de la tactique d'encerclement de la Vendée rebelle :

La Roulière (en avant de Nantes)
Fréligné (près de Legé)
Apremont
Nesmy (au sud de La Roche)
Creil-Bournezeau (entre Chantonnay et La Roche)
Le Pont-Charron (sud de Chantonnay, passage sur le Lay)
La Châtaigneraie (en avant de Fontenay)
Moncoutant
Chiché (en avant de Parthenay)
Thouars (pont de Vrines)
Concourson-sur-Layon (en avant de Doué)
Thouarcé
Beaulieu-sur-Layon (en avant d'Angers, au-dessus du Pont-Barré)

Cette liste de Vimeux n'est pas exhaustive, puisqu'on trouve (d'après le lieutenant-colonel de Malleray) d'autres cantonnements républicains à Machecoul, Saint-Jean-de-Monts, la Thibaudière, Port-Saint-Père, Paimbœuf, Pornic, Bourgneuf, Bouin, Noirmoutier, Challans, Sallertaine, La Barre-de-Monts, Pont-Château, Le Perrier, la Pérote, Les Sables, Montaigu, Fontenay, Parthenay, Saint-Maixent, la Claye, La Réorthe, Niort, Doué, Rochefort-sur-Loire, Les Ponts-de-Cé, Chalonnes, etc. Une véritable ceinture de fer destinée à étrangler la Vendée…