Profitant de la loi votée par la Convention le 12 frimaire an III (2 décembre 1794) amnistiant les Vendéens et les Chouans qui déposeront les armes sous un mois, un officier de l’armée de Stofflet nommé Chirac, originaire de la Lozère, se rend au commandant de la place de Parthenay. Sa lettre datée du 4 pluviôse an III (23 janvier 1795) déborde d’un repentir probablement destiné à prévenir tout risque de représailles à l’encontre d’un ancien « brigand de la Vendée ».

Chirac

« Assez et trop longtemps j’ai porté les armes contre ma patrie, et sensible aux douloureuses plaies que ses enfants lui avaient faites, je voyais avec peine des frères se déchirer et s’égorger entre eux ; des hommes pervers et corrompus avaient surpris ma bonne foi et égaré ma raison. Aujourd’hui le cri perçant de la nature se fait entendre à ma voix. J’obéis donc et je rentre dans le sein de ma chère patrie, ne voulant désormais prendre les armes que pour sa défense, je voue à l’horreur le fer parricide dont les ennemis de ma nation m’avaient armé contre elle et je jure de ne reconnaître à l’avenir que la république une et indivisible. Puisse mon repentir, mon exemple être écouté de tous les traîtres, et vous mes chers compatriotes, véritables Français, vous allez bientôt recevoir les lauriers que vous destinent vos glorieux travaux : Salut et fraternité. »

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