En 1815, les élèves du collège de Vannes ont constitué leur propre armée, afin de défendre leurs idéaux catholiques et royalistes contre le retour de Napoléon. Plusieurs ont trouvé la mort sur les champs de bataille du Pays de Vannes. Parmi les survivants, deux ont raconté cette épopée quelques années plus tard. Bretonne de cœur, Sylvie Sarzaud s’est inspirée de leurs écrits pour ce roman où fiction et réalité se mêlent pour nous révéler une page d’histoire quasiment oubliée.

La fleur de lys au fusil 1815En janvier 1815, à la mort de son père, Louise de Gouret part en pension chez une parente à Muzillac, dans le Morbihan. Jean, son frère de lait poursuit quant à lui ses études au collège de Vannes. Mais bientôt des bruits courent à travers la campagne. Napoléon et ses troupes seraient de retour… Jean et ses amis envisagent alors de combattre l’ennemi auprès de leurs aînés. Jusqu’où leur passion « pour Dieu et le Roi » les entraînera-t-elle ?

Deux cents ans plus tard, Lise tombe sous le charme d’une vieille maison de Muzillac. Persuadée que cette demeure cherche à lui livrer ses secrets, la jeune femme se lance dans une quête vers le passé. Au fil de ses recherches, elle découvre que des liens mystérieux semblent l’attacher à l’histoire locale…

Une intrigue se construit à deux voix autour d’une histoire bien réelle, à la fois émouvante et tragique, dont Chateaubriand parlait ainsi :

« Pendant les Cent-Jours, dans la terre du royalisme, apparut tout à coup une armée d’enfants : les vieux avaient vingt ans, les jeunes en avaient quinze. Tout ce qui se trouvait entre ces deux âges, parmi les élèves du collège de Vannes, échangea ce qu’on peut posséder au collège de quelque valeur, contre des armes, et courut au combat. Quinze ou vingt élèves furent tués : les mères apprirent le danger en apprenant la mort et la gloire. »


Sylvie Sarzaud, La fleur de lys au fusil - 1815, l'armée des collégiens de Vannes, publié par Coop Breizh, 256 pages, 13 €