Éditorialiste du dernier numéro de la revue Savoir paru en juillet, Henry Renoul a rappelé que le génocide vendéen reste présent dans les médias, bien que sa reconnaissance officielle ne soit pas encore acquise. En voici son analyse : 

Reynald Secher Le Genocide franco francaisIl y a trente ans, après un énorme travail de recherche, notre ami l’historien Reynald Secher éditait son Génocide franco-français qui a révolutionné le regard que le public portait sur la Guerre de Vendée (1793-1796) et sur la responsabilité de la République naissante dans l’extermination de plusieurs centaines de milliers de victimes. Vendu à plus de 200 000 exemplaires, cet ouvrage est devenu incontournable au point que « le génocide vendéen » est régulièrement cité par les journalistes, les historiens, les essayistes et les femmes et hommes politiques.

Les commémorations dans ce même mois d’avril 2015 du centenaire du génocide arménien et de la libération des camps d’exterminations nazis ont contribué à relancer les références à l’Histoire de France, rappelant la tache originelle de la Révolution et de ses lois d’extermination des Brigands de la Vendée : on n’y retrouve la même terminologie que dans les génocides du XXe siècle et surtout, le même négationnisme idéologique des descendants et admirateurs des Conventionnels, Nazis et Jeunes Turcs, avec la même volonté de minimiser les intentions des massacreurs et le nombre des victimes.

Alors que nombreuses ont été les réactions populaires demandant à nouveau la reconnaissance de ses méfaits par la République !

Denis Tillinac dans une tribune de l’hebdomadaire Valeurs actuelles s’inquiète du nom choisi pour un parti politique, « Les Républicains », qui pour lui représentent Robespierre, le génocide vendéen et Turreau !

Sur les ondes de BFMTV, Éric Brunet, à propos des réparations qui seraient dues aux descendants d’esclaves demande avec un certain humour à ce que les descendants des Vendéens de 93 soient indemnisés du génocide vendéen !

L’ancien ministre de l’Éducation nationale, Luc Ferry, dénonce le génocide vendéen sur ITélé en le comparant aux massacres perpétrés par les révolutionnaires musulmans de l’État islamique en ajoutant « qu’il n’est plus contesté par les historiens sérieux » ! Pas encore tout à fait vrai cependant.

Enfin, il y a quelques jours, Louis de Bourbon, duc d’Anjou, Aîné des Capétiens comparant également la tragédie que vivent les Chrétiens d’Orient actuellement martyrisés aux souffrances des Vendéens pendant la Révolution confirmait : « Quand deux armées s’affrontent, c’est une guerre. Quand des femmes et des enfants sont sciemment et systématiquement tués, quand des villages sont rasés, quand des monuments sont détruits, c’est un génocide. »

On ne peut être plus précis !

Henry Renoul

Quelques questions :

Le Sénat vient de voter « à l’unanimité » le parrainage lors des « baptêmes républicains ». Au nom de qui se font ces baptêmes républicains, Robespierre, Carrier ou Turreau ?

Notre ministre de l’Éducation nationale vient d’envoyer en mission quatre inspecteurs généraux pour vérifier que les écoles libres hors contrat respectaient bien « les valeurs de la République ». Les « bienfaits » des Colonnes infernales de Turreau en Vendée font-ils partie de ces valeurs ?

(texte reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur)