Le village du Requère se situe sur une antique voie allant de Sigournais à Chavagnes-les-Redoux, et traversant le Grand Lay au Gué de Bourdin. Si ce dernier a bien changé depuis la création du lac de Rochereau, le Requère a conservé quant à lui le charme de ses vieilles pierres. 

Le RequereLa porte de la Grande Maison au Requère (XVIIe siècle)
  

Rassemblé autour de trois rues formant un fer à cheval, le patrimoine ancien du Requère a fait l’objet de restaurations soignées. Les éléments les plus intéressants se trouvent dans la rue du Porche : la Grande Maison et la Maison Phélippeau.
 

Le Requere 1La façade de la Grande Maison
  

La première déroule sa façade perpendiculairement à la chaussée. Formée de plusieurs éléments juxtaposés, elle est ornée au centre du bâtiment principal d’une magnifique porte sculptée encadrée de deux pilastres, malheureusement dégradés dans leur partie basse. On lit distinctement sur la clef de voûte en forme de volute la date de 1653. Au-dessus, un fronton triangulaire surmonte une frise décorée de quatre triglyphes et trois métopes. Cette porte donne accès à un petit couloir, séparé de l’escalier en pierres par deux arcs romans reposant sur un élégant pilier central. C’est là tout ce qu’il reste de cette demeure historique. Incendiée par les soldats républicains le 15 septembre 1793, comme l’ensemble du village, la Grande Maison en ruines fut vendue comme bien national en septembre 1799 et rachetée par Louis-Dominique Ussault, ancien officier vendéen de l’Armée du Centre.
  

Le Requere 2La Maison Phélippeau
  

De l’autre côté de la route, la Maison Phélippeau est reconnaissable à ses deux porches du XVIIIe siècle : le grand pour les charrettes et le petit pour les piétons. Elle aussi fut brûlée par les Bleus.

L’AGRAP (Association Groupant les Amis du Patrimoine de Sigournais) a balisé le patrimoine remarquable du Requère en plaçant des panneaux explicatifs à travers les rues du village.
  

Le Requere 3