Le cimetière de Saint-Jean-de-Monts abrite la tombe d’un combattant vendéen de 1815, François Crochet. La section Histoire d’Arexcpo souhaitait déplacer cet imposant monument près de l’église, ce que la municipalité vient de refuser. 

Francois CrochetDétail des inscriptions et bas-reliefs du monument de François Crochet
  

François Crochet avait 20 ans en 1815. C’est lui qui recueillit dans ses bras le corps de son général, Louis de La Rochejaquelein, tué au combat des Mathes, à Saint-Hilaire-de-Riez, le 4 juin de cette année où la Vendée se leva pour la quatrième fois.

Tombe de Francois CrochetDécédé en 1880, le combattant maraîchin fut inhumé dans le cimetière de Saint-Jean-de-Monts, qui se trouvait à l’époque près de l’église. On érigea à sa mémoire un grand monument portant des inscriptions et des bas-reliefs dédiés à ce combattant vendéen. Sa sépulture fut transférée en 1920 dans un nouveau cimetière, celui que l’on visite aujourd’hui.

La section Histoire d’Arexcpo a pour projet de restaurer cet impressionnant monument, notamment les bas-reliefs que le temps et les embruns ont peu à peu dégradé. Elle a demandé d'autre part que ce monument retrouve sa place d’origine, près de l’église. La municipalité de Saint-Jean-de-Monts a rejeté cette idée par la voix de son maire, André Ricolleau : « Nous avons pesé le pour et le contre mais quand il se trouvait près de l’église, il était situé dans le cimetière avant tout. Donc sa place est d’être dans le cimetière. » (source : Ouest-France)
  


Le blog de La Maraîchine normande a publié le 27 mai 2012 un article sur François Crochet, illustré de photos de sa tombe et de son monument.

On lira également avec intérêt l’article de Pierre Gréau à ce sujet dans la rubrique Chercheurs et Curieux de la Revue du Souvenir Vendéen n°259, juillet 2012, pp. 60-62 (un bas-relief du monument de François Crochet orne la couverture de ce numéro).