L’affaire des ossements du Mans a connu cette semaine quelques soubresauts chez les partisans du projet des Alouettes, bien aigris de n’avoir pu obtenir les faveurs des experts mandatés pour choisir le lieu de sépulture le plus approprié.

Reynald Secher
Reynald Secher à la une du Courrier de l'Ouest, lundi 2 mai 2016
  

Publié dans la presse régionale le 22 avril 2016, le rapport d’Alain Gérard, historien spécialiste des Guerres de Vendée, a mis en avant deux sites parfaitement indiqués pour accueillir les corps exhumés au Mans en 2009 : l'église abbatiale de Saint-Florent-le-Vieil pour les restes humains, et l’Historial de la Vendée aux Lucs-sur-Boulogne pour les objets découverts dans les charniers.

S’il n’a pas l’ostentation tapageuse de la chimère des Alouettes, le projet de Saint-Florent-le-Vieil, n’en poursuit pas moins efficacement son chemin auprès des autorités civiles et religieuses. Un artiste renommé en art sacré est déjà pressenti pour créer l’ossuaire destiné à abriter les ossements.

L’accueil de ces victimes de la Virée de Galerne à Saint-Florent-le-Vieil et aux Lucs-sur-Boulogne serait complété d’autre part par un monument commémoratif au Mans, destiné à rappeler sur place le drame des 12 et 13 décembre 1793.

Ces divisions qui nous ont fait perdre la guerre...

Maurice BedonOn pouvait espérer, en ce Temps pascal, que l’intérêt supérieur de la Cause vendéenne aurait fait taire les orgueils… hélas ! il n’en est rien. Car le rapport d’Alain Gérard a fait grincer quelques dentiers. La dernière attaque provient d’un « historien » de Chantonnay, très original quand il situe « les massacres du Mans en 1794 » (sic ! voir l'illustration ci-contre), ce qui donne bien peu de crédit au reste de sa prose.

Son billet de mauvaise humeur vient à la rescousse d’un article de Reynald Secher, publié dans le Courrier de l’Ouest lundi dernier (ci-dessous). Ennemi juré d’Alain Gérard, l’historien s’en prend violemment au projet de Saint-Florent-le-Vieil, sans prendre pourtant la défense de celui des Alouettes : À ses yeux, « il n’y a qu’un lieu possible : une église ou une chapelle emblématique » où les restes humains seront respectés et honorés pour ce qu’ils étaient.

Aurait-il une arrière-pensée, lui qui songe depuis tant d’années à établir un mémorial du génocide vendéen dans la chapelle qu’il a restaurée à « Divatte-sur-Loire » ? Son intention de « respecter les morts et ne pas les tuer une seconde fois » sera louable, si sa démarche n’est pas vouée à nuire à tout autre projet, quitte à faire disparaître les ossements du Mans dans les dépôts où ils reposent aujourd’hui… quitte à les tuer une seconde fois.
  


Article du Courrier de l'Ouest, édition de Cholet, lundi 2 mai 2016
où l'on apprend que ni le pardon de Bonchamps, ni la bataille du Mans n'ont existé...

CO_02052016_Cholet