Bien que mis en avant dès la découverte de charniers des Guerres de Vendée au Mans en 2009, le projet d’une sépulture dans cette ville s’est trouvé éclipsé par les récentes annonces en faveur de Saint-Florent-le-Vieil et Les Lucs-sur-Boulogne. Les associations chouannes y sont pourtant toujours très attachées.

Ossements du MansDes charniers découverts au Mans, place des Jacobins, en 2009
  

Le Souvenir Chouan de Bretagne s’est exprimé hier en ce sens, dans un propos quelque peu acerbe à l’égard de ceux qui convoitent les ossements pour s’en glorifier. « … Tout devrait être fait pour que ces reliques demeurent au Mans, peut-on lire sur le blog de l’association. Un dépositoire au cimetière serait le mieux : à proximité du lieu de mort de ces victimes, lieu de recueillement et site accessible à la recherche scientifique. C’était au départ le souhait des scientifiques de l’INRAP… Il faut se souvenir que des églises pourraient éventuellement servir de lieu de repos : l’église Notre Dame du Pré, l’église Notre Dame de La Couture ou, pourquoi pas, l’abbaye de l’Épau ? Ce n’est pas plus tarte que le Mont des Alouettes où il ne s’est rien passé. » Lire l'article complet ici 
 


La Chouannerie du Maine soutient elle aussi l’option mancelle dans un article publié sur son site : Quelle destination donner aux ossements des victimes découverts au Mans en 2009 ? L’association y expose sa position :

« Nous pouvons comprendre le souhait des Vendéens de rapatrier les vestiges de leurs ascendants victimes des massacres du Mans, encore qu’une inhumation digne (croix ou dalle) sur le site de leur sacrifice prendrait une valeur autrement symbolique d’hommage à tous ces malheureux réunis dans la mort pour la défense de leur noble cause. C’est d’ailleurs ce qui est réalisé après toutes les grandes batailles, dont l’exemple très actuel est Verdun.
On ne saurait en revanche imposer un tel transfert aux restes des combattants Chouans qui participèrent à la Virée de Galerne. Cela ne pourrait s’opérer qu’au mépris des faits historiques ; ils représentaient en effet une contribution importante à l’épopée Vendéenne : une troupe de 5000 volontaires avec femmes et enfants, aux ordres d’un chef prestigieux, le prince de Talmont. C’est ainsi que périt au Mans la mère de Jean Chouan qui avait accompagné Pierre, Jean, François et René, ses quatre fils…
Même en tenant compte d’éventuelles recherches ADN supplémentaires, il nous semble bien délicat d’effectuer le tri des ossements, sachant en plus qu’il s’y trouvait, d’après les résultats des fouilles récentes, des dépouilles de soldats républicains. Enfin, l’accord préalable des spécialistes de l’INRAP serait en tout cas indispensable.
Pour toutes ces raisons, il nous paraît opportun, avant toute décision, d’établir une concertation entre les associations du souvenir de « l’Ouest militaire » concernées et destinataires du présent message. » Lire l'article complet ici
  


Pour prolonger cette visite sur le site de La Chouannerie du Maine, je vous recommande de parcourir les différentes rubriques, bien fournie en informations historiques : documents thématiques (combats, organisation des armées chouannes), chronologie de la Chouannerie, activités de l’association, plaques et stèles, etc.