Journaliste à Ouest-France, Philippe Ecalle a dû terriblement souffrir samedi dernier en assistant à la cérémonie du Souvenir Vendéen à Aizenay, lui qui s’est tant démené pour promouvoir la contre-offensive des apologistes de la Révolution. On perçoit son amertume dès les premières lignes de son article de dimanche. 

Ouest-France(lien sur l'image vers l'article de Ouest-France du 5 juin 2016)
  

Philippe Ecalle n’a pas caché son parti pris en publiant ses comptes rendus des deux manifestations. Dans son article intitulé « Des fleurs tricolores pour la République », les sectateurs de la laïcité ont eu tribune ouverte, sans aucun recul journalistique. L’un d’eux affirme par exemple que les morts d’Aizenay se limiteraient aux trente-cinq habitants tombés en mai 1815, « loin des centaines de victimes tombées pour leur foi évoquée par certains ». « Des massacres pourtant supposés justifier cette journée hommage d’aujourd’hui », enchérit Philippe Ecalle, en passant sous silence toutes les victimes de la Terreur et des Colonnes infernales en 1793-1794.

Son article d’hier, « Tombés pour leur foi, un hommage leur est rendu », se veut en revanche plus critique à l’égard de la manifestation du Souvenir Vendéen, en semblant déplorer que la plaque commémorative ne rende cet hommage qu’aux victimes tuées en haine de la foi (rappelons quand même que cette plaque est posée sur un calvaire…). On conçoit sa déception, s’il espérait que le monument rendît les honneurs aux soldats républicains qui vinrent massacrer les réfugiés et les blessés dans l’hôpital aménagé par les Vendéens en forêt d’Aizenay. Si tel avait été le cas, nos laïcards échevelés eurent certainement applaudi l’initiative.