Les représentants de la commission Guerres de Vendée de l’Office de Tourisme de la Vallée de l’Èvre (Beaupreau-en-Mauges) et de la commission Èvre-et-Bocage de Montrevault se sont exprimés au Pin-en-Mauges, commune de Jacques Cathelineau, en faveur de Saint-Florent-le-Vieil comme lieu d’accueil des victimes des massacres du Mans. Ouest-France a rendu compte de cette réunion hier dans son édition de Cholet.

Le Pin en MaugesLes membres des deux commissions devant la statue de Jacques Cathelineau
au Pin-en-Mauges (photo Ouest-France, 9 juin 2016)
  

En 1979, lors de fouilles, les ossements de 154 personnes et des éléments matériels ont été mis au jour place des Jacobins, au Mans. Les vestiges d’une sanglante bataille, un épisode sarthois de la Virée de Galerne pendant les Guerres de Vendée, fin 1793.

Pour les reliques qui ne peuvent pas être muséographiées, leur nouvelle destination fait débat. Deux experts ont été désignés pour suggérer une destination : Alain Gérard, historien chercheur disciple de François Furet, membre du Centre vendéen de recherche historique (CVRH), et Élodie Cabot, anthropologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).

Une fois rendues les conclusions de ces deux experts, c’est l’État et la Direction régionale de l’action culturelle (Drac) qui auront le dernier mot.

Une réunion au cœur des Mauges, au pays de Cathelineau

La semaine dernière, une rencontre était organisée au Pin-en-Mauges, devant la statue de Jacques Cathelineau qui trône sur la place. Elle a réuni des membres de la commission Guerres de Vendée de l’Office de Tourisme de la Vallée-de-l’Èvre, et de la commission Èvre-et-Bocage de Montrevault. Objectif ? Montrer qu’ici, les volontés sont unanimes concernant le rapatriement des ossements du Mans.

Par la voix de Bernard Chevalier, animateur de la commission, ils souhaitent que ces ossements soient déposés à Saint-Florent-le-Vieil. Les victimes en effet seraient en grande partie des combattants vendéens des Mauges, qui ont franchi la Loire le 18 octobre 1793, principalement à Saint-Florent donc, pour ce qui allait devenir la Virée de Galerne.

C’est également à l’abbatiale de Saint-Florent que se trouve le tombeau du général Bonchamps. Un site particulièrement légitime pour accueillir ces ossements, tant la commune fut impliquée dans les événements de 1793-1794, où Bonchamps joua un rôle important. L’occasion de rappeler le pardon de ce général avant la traversée de la Loire, et les massacres qui ont suivi.

Bien que l’historien Alain Gérard préconise l’Historial de Vendée et l’église de Saint-Florent-le-Vieil, il reste à recueillir les conclusions de l’autre expert et la décision de la Drac. Affaire à suivre, donc.

Source : Ouest-France, édition de Cholet, jeudi 9 juin 2016