Franz-Olivier Giesbert a reçu hier le Prix Charette 2016 pour son dernier livre, L’arracheuse de dents. Cette récompense remise dans le cadre pittoresque du Refuge de Grasla a dépoussiéré la figure humaine et romanesque du « Roi de la Vendée ». Salué par Yves Auvinet, président du Conseil départemental de la Vendée, pour son œuvre de mémoire, le Souvenir Vendéen en a parlé sur son site.

Souvenir Vendeen 7Remise du Prix Charette 2016 au Refuge de Grasla (de gauche à droite) : Yves Viollier, écrivain et président du jury, Franz-Olivier Giesbert, Wilfrid Montassier, président du Refuge de Grasla, et Yves Auvinet, président du Conseil départemental de la Vendée
 

La journée vendéenne de Franz-Olivier Giesbert lui aura permis de s’imprégner des lieux de son histoire, même si son séjour chez Charette ne fut qu’une étape dans la vie fulgurante de son héroïne, L’arracheuse de dents (1), qui croqua avec témérité tout un siècle… et ses grands hommes.

La journée vendéenne de Franz-Olivier Giesbert a débuté au Logis de la Chabotterie, haut lieu de notre mémoire, qui vit Charette tomber aux mains des républicains, le mercredi 23 mars 1796, après trois années de combat pour la liberté.

Elle s’est poursuivie en forêt de Grasla, près des Brouzils, avec la visite du refuge qui restitue les conditions de vie des Vendéens au temps des Colonnes infernales. L’histoire s’est alors incarnée dans les personnages de « Pierre, capitaine de paroisse », qui ont interprété quelques extraits de leur spectacle.

Franz-Olivier Giesbert s’est ensuite longuement prêté au jeu des interviews et des dédicaces, au bord de l’étang, avant de recevoir le Prix Charette des mains d’Yves Viollier, président du jury. Cette récompense salue « l’esprit de liberté et d’indépendance » si cher aux Vendéens, comme l’a justement rappelé Wilfrid Montassier dans sa présentation du lauréat. Yves Auvinet, le président du Conseil départemental, a également souligné la justesse historique du roman et la forte émotion qui se dégage des chapitres dédiés à la Vendée, avant de lancer un « Vive Charette ! » applaudi par toute l’assemblée.

Inspiré par cet accueil enthousiaste, Franz-Olivier Giesbert n’en a d’ailleurs peut-être pas fini avec la Vendée, puisqu’il nous a confié que cette figure de Charette mériterait à elle seule un prochain roman…

(1) Franz-Olivier Giesbert, L’arracheuse de dents, Gallimard,
paru en mars 2016, 448 pages, 21 €

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Article paru dans Ouest-France, édition des Herbiers/Montaigu, vendredi 9 septembre 2016 :

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