En passant aux Lucs-sur-Boulogne hier après-midi, j’ai eu la douloureuse surprise de constater que la grande verrière du transept, qui représente l’abbé Voyneau martyrisé par les soldats républicains le 28 février 1794, avait été endommagée. Un trou est visible dans le décor dans la 2e lancette, sans toutefois affecter les personnages. 

Vitrail des LucsLe martyre de l'abbé Voyneau (en bas au centre, un trou dans le vitrail)
  

Est-ce dû à la projection d’un objet par un coup de vent, ou par une main malveillante ? Je vous tiendrai au courant dès que j’en saurai davantage…
  

Vitrail des Lucs detailDétail de la partie endommagée
 

Les verrières du Grand Massacre des Lucs

C’est le 3 août 1941 que furent bénies, de chaque côté du transept de l’église des Lucs-sur-Boulogne, les deux magnifiques verrières réalisées par M. Lux Fournier, maître verrier à Tours. Elles illustrent une des pages les plus tragiques et aussi les plus glorieuses de l’Histoire de la paroisse : l’assassinat du curé Voyneau et le massacre des habitants près de la chapelle du Petit-Luc.

Le projet de ces vitraux avait été conçu par M. l’abbé Boudaud, et achevé par M. l’abbé Prouteau. « Au cours de la grand’messe, le R.P. Marie-Auguste Huchet, des Capucins de Fontenay, enfant de la paroisse, évoqua, dans une émouvante allocution, le drame, digne des Actes des Martyrs, qui se déroula au Petit-Luc, le 28 février 1794, au cours duquel 563 habitants, dont 109 enfants âgés de moins de huit ans furent immolés en haine de la foi. Entre autres scènes tragiques, l’orateur retraça celle où le vénérable curé Voyneau, vieillard septuagénaire, s’avança seul à la rencontre des Bleus en implorant la grâce de ses paroissiens. Pour toute réponse, après l’avoir massacré à coups de baïonnette, on lui arracha la langue et le cœur qu’on écrasa ensuite sous les pierres du chemin… Paroissiens des Lucs, contemplez souvent les nouveaux vitraux de votre église ; allez fréquemment prier vos ancêtres, les martyrs, dans leur chapelle du Petit-Luc… et n’oubliez pas, n’oubliez jamais ! »

(Revue du Souvenir Vendéen, n°30, octobre 1941, pp. 70-71).