J’avais oublié une huitième plaque dans mon inventaire des rues vendéennes aux Lucs-sur-Boulogne, celle du « square J. F. Chardonneau capitaine de paroisse ». Le président de l’association Lucus me l’avait signalée dans les commentaires. 

Square Chardonneau 
Jean-François Chardonneau a été baptisé à Notre-Dame du Petit-Luc le 14 février 1757. Il était le fils de Jean-Baptiste Chardonneau, maréchal-taillandier (il forgeait des outils), et de Jeanne Vrignaud. Il exerça d’ailleurs le même métier que son père.

Au tout début du soulèvement vendéen, surtout après l’affaire du château du Retail (11 mars 1793), Jean-François Chardonneau organisa le comité royaliste des Lucs, aux côtés de Mercier de la Gilardière, et prit le commandement du contingent de sa paroisse.

Les paroisses insurgées en 1793 avaient à leur tête un capitaine et composaient, selon l’importance de leur population, une ou plusieurs compagnies. Ces paroisses étaient réunies en divisions placées sous les ordres d’un officier supérieur, le chef de division, formant elles-mêmes une armée commandée par un général en chef. Jean-François Chardonneau était donc capitaine de la paroisse des Lucs, au sein de la division des frères Savin de Palluau. Il prit part à toutes les campagnes militaires et fut blessé par un coup de fusil tiré à bout portant au combat des Brouzils, le 12 janvier 1794. Il y perdra la vue.

Il épousa après la guerre, le 18 septembre 1798 aux Lucs-sur-Boulogne, Marie-Anne Martin, veuve de Jacques Victor Mercier des Rochettes, massacré par les Colonnes infernales le 28 février 1794.

Sous la Restauration, il obtint un brevet d’honneur et une pension annuelle de 300 francs or. Il s’éteignit à Belleville-sur-Vie le 16 août 1826.

Sources : Lucus et Archives de la Vendée
  

Les LucsÀ l'angle du square J.F. Chardonneau, une perspective sur l'église des Lucs