Yves Viollier en avait fait le sujet de son roman, L’instant de grâce. Le destin croisé de David d’Angers, sculpteur républicain, et de Bonchamps, général vendéen, va également inspirer une exposition organisée l’an prochain par l’association Les Anneaux de la Mémoire

Pardon de BonchampsLe monument du Pardon de Bonchamps, auquel tous les défenseurs de la mémoire vendéenne restent profondément attachés.
  

David d’Angers n’a que cinq ans quand son père s’engage dans l’armée républicaine envoyée en Vendée. Dans le feu des combats, l’enfant se perd – il sera recueilli par une famille vendéenne –, tandis que son père tombe aux mains des insurgés. On les retrouve à Saint-Florent-le-Vieil, le 18 octobre 1793 : l’enfant au milieu de la foule des réfugiés fuyant les Bleus qui approchent en semant la terreur et l’incendie ; le père parmi les 5.000 prisonniers enfermés dans l’abbaye, que Bonchamps va gracier sur son lit de mort. En souvenir de ce geste qui sauva la vie de son père, David d’Angers réalisera le sublime tombeau du général vendéen, dans l’église de Saint-Florent-le-Vieil.

L’association nantaise Les Anneaux de la Mémoire, qui a élargi ses actions à la mise en valeur du patrimoine ligérien, a choisi de raconter l’histoire de ces deux hommes, l’artiste républicain convaincu et le valeureux général royaliste, à travers une grande exposition, de mai à juillet 2017, et un parcours entre Saint-Florent-le-Vieil et Varades. Une réunion des organisateurs a eu lieu le 16 septembre. Le Souvenir Vendéen y était présent. J’en présenterai le programme dès que les premiers éléments seront communiqués.

(1) Publié en 2015 aux éditions Robert Laffont (240 pages, 19 €). À découvrir dans la Revue du Souvenir Vendéen n°270 (mai 2015).