Une plaque commémorative a été inaugurée hier à La Montagne (Loire-Atlantique), en mémoire des 209 habitants de Bouguenais fusillés au château d’Aux, en avril 1794, par les républicains.

Chateau d'AuxC'est près du château d'Aux en 1794 que 209 hommes âgés de 15 à 78 ans ont été condamnés à mort par la commission Bignon et fusillés. Le château est devenu depuis une maison d'enfants.
  

Le journal Ouest-France avait annoncé cette manifestation dans un entretien avec entretien avec Yvonne Orillard, membre du comité des sages (édition du Pays de Retz, le lundi 26 septembre 2016) :

Que s’est-il passé précisément en ce début de mois d’avril 1794 ?

Les 2 et 3 avril 1794, 210 hommes et 22 femmes suspectés de soutien à la cause royaliste sont raflés à Bouguenais par les républicains (nous étions à l’époque à Saint-Jean-de-Bouguenais, la commune de La Montagne n’existait pas encore). Les malheureux sont « entassés » dans les écuries, les granges et greniers du château d’Aux. Les jeunes femmes déposées dans la chapelle.

Que sait-on du sort de ces personnes ?

On sait, entre autres, que les 210 hommes ont été jugés très sommairement. Jean Loirant, 13 ans, est gracié en raison de son âge. Quant aux 209 autres, ils sont condamnés à mort avec exécution dans les 24 heures et confiscation de leurs biens par la République. Le plus jeune a 15 ans et sept sont âgés de 72 à 78 ans. Au fur et à mesure des jugements très rapides, les condamnés sont conduits à l’extérieur et fusillés près des fosses creusées à proximité du château. Les femmes seront finalement acquittées et renvoyées chez elles.

On sait aussi que Léopold Hugo, père de Victor Hugo, est officier militaire dans la garnison du château d’Aux et est témoin du massacre. Il affirme que 270 hommes ont été fusillés. On peut même malheureusement imaginer qu’il y en a eu davantage.

Que représente l’installation de cette plaque commémorative ?

La commune de La Montagne a été créée presque cent ans après cet événement, en 1877. Mais c’est bien ici que ces événements se sont passés. La mort de ces « suspects royalistes » nous invite à un devoir de mémoire. L’installation de cette plaque est nécessaire dans sa dimension commémorative et symbolique pour ne pas oublier.

La plaque a été inaugurée dans la rue Louis-Aragon
(à proximité de l’école Jules-Verne).

Merci à Philippe pour cette information !