C’est pour nourrir l’histoire de la Guerre de Vendée de sources nécessaires à sa compréhension, que les Archives de la Vendée ont entrepris une série de guides livrant les clefs de dépôts d’archives plus ou moins connus ou du moins plus ou moins accessibles. Après les guides des sources conservées au Service historique de la Défense et aux Archives nationales, voici un troisième guide, celui des sources de la Guerre de Vendée dans les petits fonds d’Île-de-France.

Archives de la VendeeComme les deux premiers, il est dû aux enquêtes poussées de Jacques Hussenet, l’auteur de Détruisez la Vendée ! et des premières études démographiques systématiques de la période de la guerre de Vendée. Le chercheur est allé visiter la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, dans le Marais, le Centre des archives diplomatiques, à La Courneuve, les archives centrales de la Marine, au château de Vincennes, enfin les Archives de la préfecture de police de Paris, au Pré-Saint-Gervais.

On notera, dans tout ce qu’il décrit, deux éclairages inédits sur l’affaire des 132 Nantais, dont le procès finit par avoir raison de l’innocence de Carrier : il s’agit du journal de l’un des Nantais (Bibliothèque historique de la Ville de Paris) ainsi que des notes très documentées de l’un des jurés, conservées quant à elles aux Archives de la préfecture de police. La Marine conserve de son côté de nombreux dossiers sur les ports, les îles, les affaires de Pornic comme de Granville, mais aussi sur les bâtiments qu’elle a engagés, les marins. La surprise la plus grande pourrait provenir des archives diplomatiques. Le ministère des relations extérieures entretenait en effet un réseau d’indicateurs sur le territoire national, parallèlement à tout autre forme de police, et il se constituait ainsi son propre renseignement. Or il est abondant sur la guerre de Vendée.

Lire l'article complet, avec les guides de sources, sur le site des Archives départementales de la Vendée