C’est le 25 mars 2017, au Logis de la Chabotterie, que l’association « La Vendée historique à cheval » lancera officiellement son projet de randonnées équestres sur les chemins de la Vendée militaire (1). L’occasion est idéale pour rendre hommage à des figures secondaires de la Grand’Guerre de 93 : les chevaux de la Vendée. 

Les chevaux de la VendeeBontemps, domestique de M. de Lescure, et Madame Bulkeley
(dessin de Jean Bruneau pour l'album Vendée Militaire, Gauthier 1980)
  

À l’armée vendéenne, les chevaux n’étaient pas bien nombreux. Seuls, au début, les chefs étaient montés. Plus tard, on organisa une cavalerie de fortune composée, en majeure partie, de chevaux de labour que les gars montaient sans selle avec des cordes pour étriers. Mais l’histoire anecdotique nous a gardé le souvenir de quelques chevaux particulièrement célèbres :

  • Le « Daim », monture de La Rochejaquelein, ainsi surnommé par les paysans à cause de sa vitesse. Cet alezan magnifique, fin et nerveux, sur lequel Monsieur Henri fit toute la campagne de 1793, fut perdu au cours de la campagne d’Outre-Loire.

  • Le « Cheval blanc » de Piron, dont la tradition ne nous a pas conservé le nom. On sait seulement que Piron, le valeureux chef de la division des bords de la Loire, était connu dans toute l’armée sous le nom du « général au cheval blanc », car l’homme et la bête semblaient ne faire qu’un et on les trouvait toujours, l’un portant l’autre, aux endroits où l’on se battait.

  • « Robine », la fameuse jument de Pierre Maindron (1766-1850), capitaine de paroisse de La Rabatelière. Elle appartenait à la châtelaine, Madame de Martel. Jolie bête, vigoureuse et bien campée, elle filait comme l’éclair et était toujours la première à charger les Bleus. Elle et son maître firent toute la guerre sans la moindre égratignure. Robine mourut de sa bonne mort, âgée de plus de trente ans. Le Souvenir Vendéen n’a pas manqué de la mentionner sur la plaque à la mémoire de Pierre Maindron, dévoilée à La Rabatelière le 10 septembre 2000 (voir l'illustration ci-dessous).

  • Un autre cheval hérita du nom de son premier possesseur, le marquis de Beauvau, tué à la tête des gardes nationaux choletais, au premier combat de Cholet, le 14 mars 1793. Un gars de Saint-Lambert-du-Lattay, nommé Bernier, s’empara de la monture devenue disponible et lui donna par dérision ce nom de « Marquis de Beauvau ». L’animal, ainsi passé dans les rangs des Vendéens, devint, lui aussi, célèbre dans l’armée d’Anjou.

Extrait de l’Almanach du Souvenir Vendéen, 1947, p. 32.

Souvenir VendeenÀ La Rabatelière, la plaque du Souvenir Vendéen à la mémoire de Pierre Maindron indique que sa jument Robine participa elle aussi aux glorieux combats de l'armée vendéenne.
  

(1) Cette présentation de l’association « La Vendée historique à cheval » s’inscrit dans le cadre de la commémoration de l’arrestation de Charette pour laquelle le Logis de la Chabotterie proposera un programme d’animations. Nous en reparlerons bientôt.