Le Souvenir Vendéen a commémoré à nouveau cette année le passage des Colonnes infernales à La Gaubretière et aux Lucs-sur-Boulogne (27 et 28 février, 1er mars 1794). Le prochain rassemblement en mémoire des victimes se tiendra au Cimetière des Martyrs, au cœur de la forêt de Vezins, le samedi 25 mars 2017, 223 ans jour pour jour après le Grand Massacre. 

Yzernay  
Les comptes rendus des cérémonies aux Lucs-sur-Boulogne et à La Gaubretière ont été publiés au début de la semaine sur le site du Souvenir Vendéen :
Hommage aux Martyrs des Lucs
Se souvenir du Grand Massacre de La Gaubretière

Le Reporter sablais a également diffusé un grand article sur la Commémoration 2017 du massacre des Lucs-sur-Boulogne, complété par un historique et une visite des lieux de mémoire.
  


25 mars 1794, le Grand Massacre de la forêt de Vezins

La cérémonie d’hommage aux victimes des Colonnes infernales au Cimetière des Martyrs aura lieu le samedi 25 mars 2017. En voici le programme :

  • 17h00 : Rendez-vous à la Chapelle du Cimetière des Martyrs, en forêt de Vezins (entre Yzernay et Chanteloup-les-Bois, sur la D136), dépôt de gerbe et prières
  • 18h00 : Au Foyer Saint-Hilaire, à Yzernay, exposition du Souvenir Vendéen et conférence de Jean-Yves Bouchaud autour de son livre : Mémoires de guerre d’un paysan vendéen
  • 19h00 : Brioche et verre de l’amitié
      

Cimetiere des MartyrsLa chapelle du Cimetière des Martyrs, dont la façade porte les statues de Cathelineau et de Stofflet, perpétue le souvenir d’un grand massacre au temps des Colonnes infernales en mars 1794. Conduite par un traître nommé Porcher, la troupe du général républicain Crouzat pénétra dans la forêt qui servait de quartier général à Stofflet et de refuge à toute la population des environs. L’officier savait que ses ennemis étaient absents. Il avait déjà massacré des Vendéens non loin de là, à la Bauge des Buissons, près de l’étang de Péronne. Tout à coup les républicains se jetèrent sur l’hôpital du refuge. Une épouvantable tuerie s’ensuivit : les vieillards, les femmes et les enfants ainsi que les blessés furent impitoyablement massacrés. On compta plus de 1.200 victimes.

Une croix de bois fut élevée en 1821 sur le lieu du massacre. On érigea plus tard une petite chapelle au dos de laquelle le comte de Colbert-Maulévrier fit bâtir en 1863 un second édifice de style néogothique, en hommage aux victimes du massacre, et qui servit d’enfeu à sa famille.

Isolée au milieu de la forêt, la chapelle a subi des dégradations à plusieurs reprises, la dernière – et non la moindre – en août 2010.