Les Amis du Pont-Paillat se sont retrouvés hier pour une nouvelle veillée vendéenne en plein Bocage bressuirais, dans un vieux manoir restauré avec soin par l’un de leurs membres depuis 1990. Les Guerres de Vendée ont laissé leur empreinte en ces lieux, de l’insurrection de la Saint-Louis en août 1792, jusqu’aux événements de 1799.

Le Vieux Beaurepaire 1À l'entrée du Vieux-Beaurepaire, la plaque du Souvenir Vendéen
  

Cité dans les textes depuis le milieu du XIVe siècle, le manoir du Vieux-Beaurepaire date essentiellement du XVIe siècle pour les parties visibles aujourd’hui. Outre le très beau logis où nous étions reçus, nous avons pu remarquer la « tour du Chouan » à un angle de l’enceinte, ainsi que le porche dont un pilier porte une plaque du Souvenir Vendéen (ci-dessous) :

Le Vieux Beaurepaire 5La plaque du Souvenir Vendéen
  

Celle-ci fut dévoilée le samedi 19 juin 2010, lors d’une journée qui conduisit les adhérents de l’association à travers le Cerizéen et le Bressuirais : au logis de la Girardière, à Combrand ; au Pin, où fut dévoilée une autre plaque en mémoire des victimes des Colonnes infernales ; à la croix de Bel-Air et au Bois des Chèvres ; au Moulin Cornet qui commémore le soulèvement d’août 1792 ; et enfin au Vieux-Beaurepaire de Terves.

« En 1789, la seigneurie appartenait à Luc Gibot, seigneur de Lavau-Richer. Pendant la 2e guerre de Vendée, elle eut à subir la rage des Colonnes infernales qui incendièrent deux fois le logis… » La plaque rend hommage à plusieurs occupants d’alors : Pierre Geay, fermier et capitaine de paroisse de Terves, et Jacques Martineau, métayer et soldat vendéen ; mais aussi à l’abbé Pierre Proust, prêtre insermenté qui se cacha pendant deux ans dans les caves humides du Vieux-Beaurepaire et qui en sortit très affaibli de corps et d’esprit.

Après l’historique du manoir par son propriétaire, c’était au tour de Richard Lueil (Chemins Secrets) de nous conter le combat qui eut lieu non loin de là, à Boismé, le 18 avril 1794. La Maraîchine normande, présente elle aussi hier soir, en a publié ici le déroulement d’après le texte de l’abbé Augereau, curé du Boupère.

La veillée s’est prolongée en récits du temps passé près de l’âtre, et en projet des temps à venir autour de la grande table garnie de victuailles, jusqu’à une heure avancée.

Un grand merci à Cécile et Christophe pour leur accueil !
  

Le Vieux Beaurepaire 2Le porche à deux entrées, pour les piétons et pour les cavaliers

Le Vieux Beaurepaire 3La tour du Chouan et le logis

Les photos de la veillée sont sur Facebook (accès pour les Amis) et dans l'article de Richard Lueil sur la Veillée des Amis du Pont-Paillat à Terves