Armand Bérart était samedi à Saint-Aubin-de-Baubigné pour dédicacer son Roman sur la Durbelière. C'est là qu'est né, en 1772, Henri de La Rochejaquelein, à qui ce jeune auteur passionné d'histoire voue une certaine admiration. Le Courrier de l'Ouest l'a rencontré et a publié l'entretien suivant dans son édition des Deux-Sèvres.

[Article de Dominique Cadu, Le Courrier de l'Ouest, Bressuire] L’association de la Durbelière a été récemment créée à Saint-Aubin-de-Baubigné (lire l'article ici). Armand Bérart, étudiant en histoire à La Roche-sur-Yon, un de ses adhérents, est l’auteur d’un roman sur ce site où est né Henri de La Rochejaquelein, en 1772.

Comment avez-vous connu la Durbelière ?
Armand Bérart : En étant bénévole au Puy-du-Fou, j’ai appris à connaître la Durbelière. Demeurant aux Épesses en Vendée, je me passionne en effet pour les Guerres de Vendée et pour cette histoire. J’ai 23 ans et je suis étudiant en 1re année de master d’histoire à La Roche-sur-Yon.

Le Courrier de l OuestQuel avis portez-vous sur Henri de La Rochejaquelein ?
Henri de La Rochejaquelein, c’est une jeunesse qui s’engage au service d’un idéal et d’une cause. Je l’avoue, c’était un peu mon idole. J’ai été sensible à son action, j’ai trouvé ça beau.

Pourquoi signez-vous un roman sur cette époque ?
Passionné par la lecture, j’ai eu envie d’écrire sur les Guerres de Vendée. La fiction s’inspire de l’époque, de l’Ancien régime ; je parle de la Durbelière et de la famille de Rorthais qui en était propriétaire.

Est-ce vrai que vous préparez déjà un tome 2 ?
Oui, ce sera la suite de cette histoire entre Cybèle et Belonne. l’amour et la guerre. Comme il y avait beaucoup à dire et à écrire, j’ai préféré faire deux tomes. Le deuxième sortira cet été.

Est-ce réservé aux seuls historiens ?
Non, car la Durbelière parle à tout le monde. J’ai voulu ce roman pour faire connaître l’histoire et ce lieu. Lors de la dédicace de samedi matin à Saint-Aubin-de-Baubigné, les réactions ont été très positives.

Comment imaginez-vous demain la Durbelière ?
J’ai visité une vingtaine de fois la Durbelière. Il y a tout un côté romantique de voir ces ruines. Ce devait être un beau château. Évidemment, je suis sensible à la création d’une association. Je veux modestement apporter ma pierre à l’édifice. J’ai plusieurs souhaits, comme y voir des animations. Enfin, reconstruire le château serait un rêve.

Une nouvelle séance de dédicace avec Armand Bérart sera organisée samedi 13 mai 2017, de 10h à 12h, à l’Office de Tourisme de Bressuire. Retrouvez ici la présentation du Roman de la Durbelière.

Merci à Angélique pour l'article !
  


« Si j’avance, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi ; si je meurs, vengez-moi ! »

À Saint-Aubin-de-Baubigné, il est possible de faire tout un parcours « historique » en commençant par l’église avant de contempler, deux à trois cents mètres plus loin, la statue d’Henri de la Rochejaquelein.

Né le 30 août 1772, ce généralissime de l’Armée catholique et royale pendant les Guerres de Vendée y prononça en 1793 cette phrase devenue célèbre : « Si j’avance, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi ; si je meurs, vengez-moi ! » Henri de La Rochejaquelein est mort au combat, en 1794. Il avait 21 ans.

La promenade historique à Saint-Aubin-de-Baubigné se poursuit (en prenant la voiture) par le château de la Durbelière, là où est né Henri de La Rochejaquelein. La Durbelière, propriété de la famille de Rorthais fut transmise par alliance à la famille du Vergier de La Rochejaquelein

Aujourd’hui, le site est classé monument historique. L’association de la Durbelière, présidée par Laurent Marolleau, organisera plusieurs visites, le 29 août 2017 (avec les rendez-vous de l’Agglo) et le 17 septembre 2017 dans le cadre des Journées du Patrimoine.

Récemment, le maire délégué de Saint-Aubin-de-Baubigné, Yves Chouteau, le disait : « Le site gagne à être connu ». Tout en étant à un propriétaire privé, le site (pas dans sa totalité) est ouvert au public.
 

Le Roman de La Durbeliere