Entre son Master d’histoire et deux représentations à la Cinéscénie du Puy du Fou, Armand Bérart a trouvé le temps de signer son premier livre, Le Roman de la Durbelière, le tome I de la saga familiale des Rorthais. Le Journal du Pays Yonnais lui a consacré un bel article hier. 

Le Roman de la DurbelièreArmand Bérart vient de signer son premier livre : Le Roman de la Durbelière (©JPY)
   

Armand Bérart n’a pas 23 ans et a déjà signé son premier roman. 450 pages sur la saga familiale des Rorthais. Une « uchronie » sur les premiers occupants du château de la Durbelière, à Saint-Aubin-de-Baibigné (commune de Mauléon, Deux-Sèvres). Un des hauts lieux des guerres de Vendée. C’est là, dans les décombres de la propriété du généralissime de la Rochejaquelein, que le jeune homme a puisé son inspiration.

L’auteur a choisi de camper l’histoire de son tome Ier dans le Bas-Poitou, à la veille de la Révolution française. « Une période charnière qui me fascine », confie-t-il. Au point de lui consacrer tout son temps. Ses week-ends notamment. En tant que bénévole sur la Cinéscénie du Puy du Fou, depuis ses 15 ans. Et ses études. Il vient d’achever son Master 1 d’histoire à l’I.C.E.S. avec un mémoire sur Auguste de La Rochejaquelein.

Autant d’expériences mises à profit pour donner de l’épaisseur à ses personnages. Notamment à celle de son héroïne : Alys de Rorthais. Armand Bérart a veillé à décrire l’ambiance « fin de siècle » de l’environnement de « cette jeune fille de haute naissance ». Poussant le détail jusqu’à reproduire dans les dialogues, le phrasé de l’époque.

Indispensable pour saisir la langueur de la demoiselle « retirée dans la demeure familiale en attendant l’amour ». Ce qui adviendra lorsqu’elle croisera le regard du jeune marquis Arthur de La Guyonnière.

Le prologue d’un long récit amoureux où les protagonistes sont rattrapés par l’Histoire, ballottés « entre Cybèle et Bellone, les déesses de l’amour et de la guerre ».

Empruntant aux univers de Barry Lindon ou Orgueil et préjugés, Armand Bérart se délecte à décrire cette société crépusculaire de la fin du XVIIIe siècle, « déchirée entre passions et vanités ». Une matière intarissable pour le jeune auteur qui corrige déjà son deuxième tome. Avec une parution calée dans les mois à venir.

Article de Nicolas Pipelier paru dans Le Journal du Pays Yonnais
le vendredi 22 septembre 2017

   


Armand Bérart, Le Roman de La Durbelière, Éditions Pays & Terroirs, 450 pages, 20 €. En vente à la librairie Siloë Sype, 58 rue du Maréchal Joffre, La Roche-sur-Yon. Dédicaces au Cultura de Cholet, samedi 30 septembre, de 10h30 à 18h00.