Quittons un moment notre Vendée pour nous aventurer dans les Pyrénées en 1794. Le blog généalogique de Dominique Chadal, Degrés de parentés, publie depuis le mois de septembre des articles bien documentés sur la paroisse d’Aucun sous la Révolution. Le billet du jour nous entraîne dans l’affaire de l’arbre de la liberté… 

Arbre de la liberteLes « brigands » s'apprêtant à abattre un arbre de la liberté en Vendée
(dessin de Jean-Baptiste Lesueur, Musée Carnavalet)
   

Le 6 mars 1794, pardon, « le 16 ventôse l’an 2e de la République française une et indivisible », sur les neuf heures du soir, c’est l’effervescence dans le bourg d’Aucun : un malfaisant a abattu l’arbre de la liberté ! 

Pierre Pujos, Mathieu Garcie et Jean Massot se rendent sur les lieux du méfait. L’arbre, planté à proximité de la maison commune, a été scié à trois pans au-dessus du sol (environ 65 centimètres) et s’est cassé en deux dans sa chute. 

Le maire, l’officier municipal et l’agent national font le tour du bourg à la recherche du ou des coupables, sans grand succès (il doit faire nuit noire à cette heure tardive), et décident de mettre les morceaux de l’arbre à l’abri, avant de rédiger un procès-verbal. Ils ne veulent surtout pas être accusés à tort. 

Une semaine plus tard, le 13 mars, le comité de surveillance d’Argelès (aujourd’hui Argelès-Gazost) pointe deux noms : François Bergant et Jean Labernèze sont en fuite, c’est bien la preuve qu’ils sont coupables ! Deux gendarmes sont dépêchés pour les arrêter, mais ils ont beau faire le tour des maisons et visiter les granges… ils font chou blanc. 

L’agent national Jean Massot s’impatiente. Flairant la menace, André Cazajous, qui fut le premier maire élu d’Aucun en janvier 1790 et dont l’épouse est une certaine Jeanne Bergant, se présente à la maison commune le 26 mars à midi : il n’a pas vu François Bergant, « cadet de la maison », depuis le 3 mars dernier. Il ne lui a pas parlé depuis lors et il ignore où il se cache. 

Il déclare en outre que « tous les citoyens de la commune d’Aucun sont instruits savamment qu’il n’a jamais été son supérieur » et « il demande que la présente déclaration soit couchée sur le registre en cas de besoin ». En ces temps troublés, il importe de se méfier des dénonciations, elles pourraient rapidement avoir des conséquences plus que fâcheuses… 

  
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