Richard Lueil, l’animateur du blog Chemins Secrets et des Amis du Pont-Paillat, a eu les honneurs de la presse aujourd’hui. Le Courrier de l’Ouest lui a consacré une pleine page dans son édition des Deux-Sèvres… où l’on parle aussi de La Maraîchine normande ! 

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Des portraits de généraux vendéens tapissent les murs de son salon. Richard Lueil ne quitte jamais des yeux Charette, d’Elbée, Bonchamps, Lescure, La Rochejaquelein, Cathelineau, Stofflet… quand il alimente son blog sur les Guerres de Vendée.

Le Cerizéen ne consacre « pas moins de deux heures par jour à ses recherches sur internet », sur le site du Service Historique de la Défense et les nombreuses pages de passionnés par le sujet. « Mon père adhérait au Souvenir vendéen. Il avait de nombreux bibelots. Il y en avait partout. À l’époque, j’étais adolescent et j’étais plus intéressé par le Moyen Âge. Je ne comprenais pas tout et surtout, je ne voulais pas faire comme mon père… Plus tard, j’ai saisi l’ampleur des horreurs des Guerres de Vendée. C’est notre histoire », raconte Richard Lueil.

« J’ai commencé alors à dévorer des bouquins. J’ai écrit quelques articles pour la Vendée militaire et puis, un jour, j’ai décidé de créer un blog Chemins secrets qui évoque essentiellement les lieux, là où ça s’est accroché », poursuit-il. Richard Lueil « arrive toujours à trouver des choses ». 

« Les archives militaires du Fort de Vincennes sont bien faites. Il y en a des kilomètres ! Récemment, je cherchais à vérifier un élément concernant Montigny et je suis tombé sur l’histoire de femmes, à Cerizay, faites prisonnières en 1794 par des Vendéens. Que sont-elles devenues ? Je continue mes investigations », dit-il.

Récemment, il a retracé le parcours de François Coudrin (1773-1838), capitaine de paroisse à Montravers et a participé à la restauration de sa tombe dans le cimetière de la commune. Richard Lueil attache beaucoup d’importance à « préserver la mémoire de ces valeureux combattants vendéens ». Sans le savoir, il a toujours eu en lui ce goût de l’enquête, cette volonté de trouver des explications à des événements mystérieux. « C’est peut-être à cause de ma grand-mère. Je me souviens, quand j’étais enfant, qu’elle me racontait de drôles d’histoires qui s’étaient déroulées dans le Bocage. Je buvais ses paroles », raconte-t-il.

« J’ai eu la chance aussi d’avoir des professeurs d’histoire qui m’ont fait aimer cette matière », pense-t-il. Aujourd’hui, son travail est reconnu. Son blog est référencé dans l’ouvrage Les Guerres de Vendée pour les Nuls, écrit par Michel Chamard, journaliste.

« De plus en plus de personnes s’intéressent à l’Histoire. La rendre plus accessible en la vulgarisant c’est essentiel. Des gens s’y intéressent quand, parfois, ils essaient de faire leur arbre généalogique. Lorsqu’ils sont dans la période des Guerres de Vendée, c’est compliqué car, ici, il n’y a plus de registres. Tout a brûlé. Mais les gens veulent comprendre et s’intéressent alors à l’histoire », explique Richard Lueil.

Avant de rendre publiques ses recherches, il les partage avec son épouse (Nadine, alias La Maraîchine normande), prise aussi dans l’engrenage de la passion pour les Guerres de Vendée. Elle se concentre sur les biographies. « Actuellement, je suis sur les traces de Louis Richard, commandant de Cerizay en 1794 », dit-elle.

« Parfois, on échange nos informations. Il n’y a pas de compétition entre nous… Mais. je suis un peu jaloux quand elle déniche quelque chose. Je me dis que j’aurais bien aimé la trouver… », conclut Richard Lueil, toujours en quête de nouveaux éléments sur les combattants vendéens.

Article de Michel Fradin paru dans Le Courrier de l'Ouest,
édition des Deux-Sèvres, dimanche 26 novembre 2017


 

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