Annoncé au Printemps du Livre de Montaigu et lors d’une rencontre avec l’auteur au mois de juin, l’ouvrage de Philippe de Cathelineau Requiem pour la Vendée – Des héros de vitrail au siècle des Lumières est paru. Une dédicace est proposée dimanche au musée Cathelineau du Pin-en-Mauges. Le journal Ouest-France en parle aujourd'hui dans son édition de Cholet.

OF_07122017Ouest-France, édition de Cholet, jeudi 7 décembre 2017
   

Médecin à la retraite demeurant à Angers, Philippe de Cathelineau est auteur de romans et de pièces de théâtre. Il est aussi un descendant direct du général Jacques Cathelineau, natif du Pin-en-Mauges. Surnommé le Saint d’Anjou, son aïeul fut l’un des chefs royalistes emblématiques des Guerres de Vendée.

Philippe de Cathelineau est venu, mardi, au musée Cathelineau du Pin-en-Mauges, afin de présenter son premier ouvrage historique, coécrit avec sa fille Thérèse Flavigny. Intitulé Requiem pour la Vendée et sous-titré Des héros de vitrail au siècle des Lumières, ce livre à l’iconographie foisonnante – pas moins de 177 illustrations sur 196 pages – « dépeint les Guerres de Vendée à la manière d’un immense vitrail ».

Ces trésors verriers illustrent une narration chronologique et concise des événements. Le récit déroule les hauts faits de la guerre et les trois phases de la répression menée par tes forces républicaines révolutionnaires. Cette page d’histoire de France s’éclaire dans les vitraux qui la racontent. Une page « trop souvent occultée ». On y découvre les grands chefs vendéens. Cathelineau, d’Elbée, Bonchamps, Stofflet, Lescure, La Rochejaquelein et Charette qui, par leur charisme, surent galvaniser leurs troupes d’insurgés. Mais les auteurs n’oublient pas des figures féminines moins connues, comme Marguerite de Bonchamps, Victoire de Lescure ou Renée Bordereau, dite l’Angevin.

Cette période, qui s’étale de 1793 à 1796, est émanée de sanglantes batailles de Nantes jusqu’au Mans, en passant par Torfou et Cholet. En descendants de Cathelineau, père et fille insistent sur « l’héroïsme et les souffrances de tout un peuple soudé dans l’adversité, confronté à des épreuves inimaginables ». La Virée de Galerne, les noyades de Nantes ou les Colonnes infernales en témoignent.

La foi chrétienne des Vendéens ressort dans ces pages, pour dire comment « l’espérance et la sainteté peuvent triompher des atrocités endurées ». S’ils accordèrent le pardon à leurs persécuteurs – une statue de David d’Angers, à Saint-Florent-le-Vieil, illustre celui de Bonchamps –, leurs descendants espèrent encore en retour « un geste de reconnaissance et un minimum de repentance de la Nation ».

Dimanche, Philippe de Cathelineau reviendra dédicacer son livre. L’association Patrimoine et Culture, présidée par Michel Joncheray, a très aimablement proposé son musée, ouvert pour l’occasion.

Dimanche 10 décembre 2017 (et non 20 décembre, comme noté dans l’article), de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00, dédicace au musée, place Cathelineau, au Pin-en-Mauges. Livre en vente sur place, une belle idée de cadeau pour les fêtes de fin d’année.

Requiem pour la Vendée – Des héros de vitrail au siècle des Lumières, aux Éditions Hérault à Maulévrier, 106 pages, 177 illustrations couleur, 20 €. 
   


Mise à jour du 11 décembre 2017 – Après avoir ouvert ce livre, je me dois d’ajouter un petit bémol à la description élogieuse que j’ai pu en faire d’après les éléments qu’on m’avait fournis. Outre quelques erreurs historiques dans le texte, certes minimes au regard du propos de l’auteur, il faut reconnaître la piètre qualité des illustrations en très grande partie pixélisées, floues ou aux couleurs saturées. Cela s’explique par le fait qu’elles ont été simplement récupérées sur internet, notamment sur ce blog pour bon nombre de vitraux, à telle enseigne que le tag vendeensetchouans.com est même resté sur l’image de la page 59 ! C'est dommage, j'aurais volontiers fourni les images des vitraux en haute définition si on me les avait demandées.