L’inventaire des Archives de la Guerre de Vendée conservées aux Archives nationales, qui contenait déjà les reproductions de 13.300 pièces, vient d’être enrichi de mille pièces supplémentaires. Deux ensembles s’y distinguent : les papiers saisis chez Carrier à l’ouverture de son procès en octobre 1794 et les listes des propriétaires qui ont demandé à bénéficier, sous l’Empire, de la prime accordée pour la reconstruction des maisons détruites par la guerre. 

Archives de la VendéePièce du tableau de la lois du Maximum en Vendée 
   

Résultat d’une convention de partenariat signée entre les Archives nationales et le Département de la Vendée, l’inventaire forme désormais, à la suite de cette mise en ligne complémentaire, un ensemble de 86 articles ou parties d’articles contenant 14.387 pièces (5 mètres linéaires) numérisées en 25.156 images et décrites dans 1.616 notices. 

Papiers saisis chez le représentant du peuple Carrier

L’acquittement, le 16 octobre 1794, des Nantais envoyés par Carrier devant le Tribunal révolutionnaire à Paris provoque, le même jour, l’ouverture du procès du Comité révolutionnaire de Nantes, puis celui de Carrier. Les papiers du représentant du peuple seront alors saisis et trouveront ensuite leur place, aux Archives nationales, dans la série des documents provenant des particuliers émigrés ou condamnés et séquestrés pendant la Révolution (T/492, 548 pièces). 

Mêlant correspondance privée et publique d’octobre 1792 à octobre 1794, les papiers de Carrier permettent de suivre ses relations politiques comme député du Cantal à la Convention, ainsi que ses missions à Rennes, puis à Nantes ; ils viennent en complément des archives du Comité de Sûreté générale et du Tribunal révolutionnaire déjà présentées dans l’inventaire et des publications imprimées de la Convention sur le procès Carrier nouvellement proposées (AD/XVIIIc/251).   

Primes accordées aux propriétaires
pour la reconstruction des maisons sous l’Empire

Lors de son passage en Vendée, les 7 et 8 août 1808, Napoléon observe par lui-même l’étendue des destructions, encore bien visibles dans le département. Par décret daté du 8 août 1808 et pris à Napoléon, nom donné à la ville de La Roche-sur-Yon depuis 1804, il accorde alors aux Vendéens des aides à la reconstruction. Le département bénéficie d’une exemption d’impôts fonciers durant 15 ans pour les habitations détruites pendant la guerre et reconstruites avant le 1er janvier 1812 ; des primes à la reconstruction sont aussi attribuées aux 2000 premières maisons rebâties. Le décret du 24 février 1811 étend les primes à la reconstruction aux départements de la Loire-Inférieure et des Deux-Sèvres. 

Ce sont les noms des propriétaires qui ont demandé à bénéficier de la prime que l’on trouvera dans l’article F/13/1822 avec la localisation des maisons dans les trois départements concernés et des observations sur leur état (1808-1816, 231 pièces). 

En complément, pour la période antérieure, l’article F/10/268 consacré à la reconstruction de la Vendée sous l'impulsion de la Commission d'agriculture et des arts, puis du Directoire exécutif a été numérisé (an III-an V, 128 pièces). On y remarquera le mémoire sur l’agriculture du département que Cavoleau, futur auteur de la « Description générale du département de la Vendée » adresse au ministre de l’Intérieur en floréal an IV (mai 1796). 
   

Lire l’article intégral, notamment les nouvelles pièces sur les débuts de l’insurrection, la correspondance du général Willot, un volume des publications de la Convention et les tableaux des lois du Maximum en Vendée :

Les archives de la guerre de Vendée conservées aux Archives nationales :
un complément de mille pièces

Merci aux Archives de la Vendée