Le GRAHL de Beaupréau et l’Office de Tourisme de la Vallée de l’Èvre proposaient dimanche une randonnée historique commentée entre Beaupréau et Le Fief-Sauvin, le long d’une rivière marquée par le passage des Colonnes infernales. Le Souvenir Vendéen en a publié le compte rendu. 

Beaupreau 1Devant le château du Vigneau, au début de la randonnée 
   

Le cœur des Mauges compte tant de sites historiques des Guerres de Vendée que les organisateurs de cette randonnée peuvent tracer un itinéraire différent chaque année depuis 2011. Beaupréau et Le Fief-Sauvin ont été retenus pour l’édition 2018 avec, comme fil conducteur, l’Èvre aux eaux mystérieuses dont les profonds méandres ont sculpté ici un paysage pittoresque de falaises schisteuses et de prairies verdoyantes.

Le point de départ de cette randonnée a été fixé au Vigneau, non pour le château bâti au XIXe siècle, mais pour la croix érigée en 1894 en bordure de route, face à l’allée cavalière, sur la tombe d’un combattant de la Grande Guerre identifié par le fusil et la baïonnette trouvés près de son squelette. Sur son socle, une plaque du Souvenir Vendéen dévoilée le 20 juin 1982, à l’occasion d’une journée organisée pour le cinquantenaire de l’association, porte l’inscription : « À la mémoire des 150 habitants de Beaupréau et du Fief-Sauvin massacrés au Vigneau par une colonne infernale en février 1794 ». 
   

Beaupreau 4Sur le coteau du Vigneau

Beaupreau 5Bertrand Delahaye raconte les massacres de février 1794
devant l’obélisque du Vigneau. 
   

Après les recommandations quant au déroulement de cette marche et au respect des propriétés privées ouvertes exceptionnellement pour cette occasion, nous nous sommes lancés sur le chemin qui court le long du coteau enserré par la rivière. Un premier arrêt a été marqué à la hauteur de l’obélisque du Vigneau formé d’énormes blocs de granit rose. Bertrand Delahaye, historien des Mauges, y a replacé les massacres qui ont ensanglanté ce site en février 1794, quand les soldats de Cordelier débusquèrent les habitants des environs, réfugiés dans cet abri naturel.

Un siècle après, M. de La Vingtrie, propriétaire du Vigneau et maire de Beaupréau, rassembla les ossements des malheureux, que les défrichages des bois et les labours avaient mis au jour. Il les fit inhumer dans un caveau sur le lieu même de leur martyre, et fit élever au-dessus cet obélisque en granit de Saint-Macaire-en-Mauges, béni par le chanoine Guérinier, curé-doyen de Beaupréau, le 21 février 1894. Une plaque de bronze fixée sur le piédestal porte l’inscription suivante : « À la mémoire des victimes des massacres du Bois du Vigneau, le 2 février 1794 ».

Le chemin se prolonge vers l’ouest, en pente douce, jusqu’à une prairie entourée d’eau, face à la grotte de Lourdes de la Gabardière. C’est là que l’équipe organisatrice, aidée de membres du club de Canoë Kayak de Beaupréau, a mis en place une barque arrimée par des cordes, afin de permettre le passage des randonneurs par groupe de six sur l’autre rive, côté Fief-Sauvin. Il a certes fallu du temps pour que nous franchissions tous la rivière, mais cette étape originale a mis de l’animation dans le parcours. Et ce cadre champêtre, baigné d’un parfum d’oignons sauvages, se prêtait à la flânerie… 
   

Beaupreau 8Le passage de l’Èvre

Beaupreau 9Sur l’autre rive escarpée, côté Fief-Sauvin, la Gabarbière
   

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