Le site RetroNews invite à la découverte d’événements historiques vus à travers la presse de l’époque. Aujourd’hui, les journaux s’ouvrent en décembre 1793 sur le siège d’Angers par l’armée vendéenne.

Angers 1794Vue d'Angers en 1794, extraite de Voyage dans les départements de la France 
   


RetroNews, le site de presse de la Bibliothèque nationale de France, donne accès librement à plus de 300 titres de presse publiés entre 1631 et 1945. À la fois espace digital de consultation d’archives et outil de recherche, RetroNews est aussi un magazine pour tous donnant à découvrir l’histoire par les archives de presse.

Chaque jour, des journalistes, des chercheurs et des universitaires proposent des articles, des analyses, et plus largement des histoires, pour saisir le passé sous le prisme de ce que la presse a perçu et publié.

L’article du jour nous entraîne à la fin de l’année 1793, quand la presse révolutionnaire se félicitait de la résistance de la ville d’Angers assiégée par l’armée vendéenne au retour de sa marche outre-Loire, les mardi 3 et mercredi 4 décembre.

L'article est consultable ici : Le siège d’Angers, l’écrasement de la rébellion militaire vendéenne

Il est écrit cependant que « six mois plus tôt, les Vendéens ont déjà mené un siège de la ville d’Angers, en juin 1793, au moment où ils remportaient encore des succès militaires ». En réalité Angers n’a jamais été assiégé en juin 1793 : l’annonce de la victoire des Vendéens à Saumur le 9 juin avait semé la panique parmi les autorités angevines qui avaient fui, en abandonnant la ville à son sort. Renée Bordereau raconte d’ailleurs dans ses Mémoires (page 13) qu’elle y était entrée la veille sans rencontrer de résistance, qu’elle dîna chez des amis et en profita pour couper l’arbre de la liberté.

Il est noté d’autre part qu’ « une commission militaire statua sur le sort des détenus : 2.500 personnes seront fusillées à Avrillé entre décembre 1793 et avril 1794 ». Les victimes de ces fusillades n’ont pourtant pas été capturées à l’occasion du siège d’Angers. La plupart ont été raflées dans les Mauges quand les troupes républicaines ont repris possession du territoire insurgé à l’automne 1793.