La Chapelle expiatoire s’élève à l'emplacement où furent inhumés Louis XVI et Marie-Antoinette en 1793, après avoir été guillotinés sur la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde). Des visites commentées sur l’histoire et l’architecture du lieu sont proposées tout au long du mois de juillet 2018. 

Chapelle expiatoireLa statue de Louis XVI dans la Chapelle expiatoire
et l'arrêté de la Commune de Paris ordonnant la destruction du monument

   

La Chapelle expiatoire s’élève à l’emplacement de l’ancien cimetière paroissial de la Madeleine. Situé à proximité de l’actuelle place de la Concorde, l’endroit accueille les dépouilles de nombreux guillotinés, jusqu’à sa fermeture en mars 1794. Brissot, Vergniaud, Olympe de Gouges, Philippe-Egalité, Madame Roland et Madame du Barry y sont notamment inhumés. Le 21 janvier 1793, Louis XVI y est enterré puis, le 16 octobre, Marie-Antoinette.

Louis XVIII fait transférer les dépouilles du couple royal, le 21 janvier 1815, à la basilique de Saint-Denis. L’édification de la Chapelle expiatoire, à partir de 1816, a une vocation mémorielle. Pour son commanditaire, Louis XVIII, l’édifice doit réaffirmer l’autorité du principe monarchique, et rappeler le péché que constitue la mort de Louis XVI.

L’architecte Pierre François Léonard Fontaine est chargé des travaux. D’inspiration néo-classique, fortement marquée par l’esprit romantique, la Chapelle expiatoire est achevée en 1826. Souvent menacée de démolition, la Chapelle expiatoire est classée Monument Historique en 1914. 

  • Les visites commentées de la Chapelle expiatoire ont lieu les mardi, mercredi, jeudi et vendredi du mois de juillet à 11h00 ; les samedis du mois de juillet à 15h00
  • Durée de la visite : entre 45 minutes et une heure.
  • Tarif : 6 € / gratuit pour les moins de 26 ans.
  • Informations / réservation : 01.42.65.35.80. 
       

Plusieurs conférences thématiques sont également proposées en juillet : 

La symbolique végétale de la Chapelle expiatoire 

  • Les mardis 3, 10, 17, 24 et 31 juillet 2018 à 15h00 (même durée et tarifs).
  • La Chapelle expiatoire a souvent été décrite comme un monument d'inspiration néo-classique à la décoration sobre et épurée. Pourtant, de nombreux éléments décoratifs et motifs végétaux possèdent une symbolique forte, religieuse et profane. Référence à l'antique, au biblique… la sculpture funéraire participe à la sérénité étonnante du lieu. Invité à redécouvrir l'architecture et ses ornements, le visiteur appréhende différemment un monument plus complexe qu'il n'y paraît... 
       

« Une insulte permanente à la première Révolution », les tentatives de démolition de la Chapelle expiatoire

  • Les mercredi 4, 11, 18 et 25 juillet 2018 à 15h00 (même durée et tarifs).
  • Entre 1830 et 1914 on compte au moins 21 tentatives de démolition de la Chapelle expiatoire. Les enjeux de mémoire, le souvenir contre-révolutionnaire et la politique d'expiation mise en place par les Bourbons, ne cessent d'agiter les milieux républicains et radicaux tout au long du XIXe siècle. Ainsi, l’existence du monument est régulièrement menacée. Jardin, statue de Danton ou buste de Saint-Fargeau à l’emplacement ou proche du monument, les projets ne manquent pas ! Depuis 1914, la question de la démolition ne se pose plus, la conservation d'un patrimoine et la transmission de l’histoire sont depuis lors au cœur de nos missions. 
       

La Chapelle expiatoire et la duchesse d’Angoulême

  • Les jeudis 5, 12, 19 et 26 juillet 2018 à 15h00 (même durée et tarifs).
  • Fille aînée de Louis XVI et de Marie-Antoinette, Madame Royale est une survivante de la Révolution. Libérée puis exilée en 1795, elle revient en France en 1814 aux côtés de son oncle Louis XVIII qui veut en faire le symbole de la réconciliation des français. Tandis que Louis XVIII fuit vers l'étranger, elle est la seule de la famille à se dresser face au retour de Napoléon en 1815. Celui-ci dit d'ailleurs d'elle qu'elle est « le seul homme de la famille des Bourbons », à la fois reconnaissance de son courage politique et négation de sa féminité. Sa présence marque durablement la Chapelle expiatoire car elle en finance partiellement la construction et la décoration. Mariée au duc d'Angoulême, fils de Charles X, elle incarne la continuité dynastique jusqu'en 1830. 
       

« La Femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. » La Chapelle expiatoire et les femmes

  • Les vendredis 6, 13, 20 et 27 juillet 2018 à 15h00 (même durée et tarifs). 
  • Olympe de Gouges, Charlotte Corday et Manon Roland, trois femmes qui, chacune à leur manière, ont contribué, par leur exemple et par leur engagement, à faire avancer les droits des femmes dans l’Histoire. Elles ont été guillotinées et inhumées au cimetière de la Madeleine, sur lequel s'élève aujourd'hui la Chapelle expiatoire. Cette visite est également l’occasion d’évoquer d’autres figures féminines de la Révolution : Marie-Antoinette, la comtesse du Barry et la duchesse d’Angoulême. 
       

Lien vers le site de la Chapelle expiatoire de Paris