Une lettre de Santerre datée du 18 août 1793 donne une idée du traitement réservé aux Vendéens, que ce général rabaisse au rang des criminels de droit commun pour ne pas les reconnaître comme une armée constituée à traiter selon les lois de la guerre. 

SHD B 5-6-28

À la fin de cette lettre adressée par le général Santerre au ministre de la Guerre (Jean-Baptiste Bouchotte), on lit en effet cette phrase : « Je vois par un journal que plusieurs généraux, en parlant des rebelles, se servent du terme de l’armée catholique. Il me semble que cela est pernicieux, parce que les hommes ineptes s’en forment une idée avantageuse, et qu’il devrait être défendu de les appeler autrement que Rebelles et brigands » (Archives de la Vendée, S.H.D. B 5/6-28).

La recommandation de Santerre sera suivie d'effets. Aux formules d’« armée catholique », « armée chrétienne » et même « armée de Jésus », les révolutionnaires préféreront qualifier leur ennemi de « brigand » et « rebelle » de la Vendée.