Gwenola de Bouillé a signé cet été un livre s’inspirant du style des mémorialistes de l’époque, afin de raconter, en s’incarnant dans le personnage, la vie singulière de son aïeule Zoé de Bonchamps, la fille du général vendéen. 

Zoe de BonchampsDans le tableau de Jean-Paul Laurens, la petite Zoé de Bonchamps
symbolise l'innocence face aux révolutionnaires.
 
   

Zoé de Bonchamps est la fille du général vendéen qui, mortellement blessé, ordonna la grâce de cinq mille prisonniers républicains rassemblés dans l'abbatiale de Saint-Florent-le-Vieil, le 18 octobre 1793. L'engagement de son père et son acte de clémence accompagneront en filigrane Zoé tout au long de sa traversée du siècle.

De la virée de Galerne à la IIIe République, elle connut la précarité comme l'aisance des mondanités parisiennes, une rencontre avec l'empereur, la proximité avec la famille royale comme la clandestinité des opposants au régime (Arthur de Bouillé, son époux, fut condamné à mort par contumace), les joies et fiertés familiales (son fils Fernand mena la première ascension de l'Aiguille du Midi) comme les deuils tragiques de la guerre.

On lira dans la presse le jour de ses obsèques : « Sa vie a été marquée par tant d'événements qui auraient brisé une âme moins vaillante que la sienne ». 

Gwenola de Bouillé, Zoé de Bonchamps, une femme dans le fracas de l’Histoire, éditions Le Sémaphore, juillet 2018, 122 pages, 16 €.