Les Éditions des Petits Chouans ont publié un nouveau titre dans la collection de livres pour enfants : « Pour Dieu et le Roi… » Après Cathelineau et Stofflet, les petits Vendéens interrogent à présent leur grand-mère sur l’histoire de Bonchamps.

Avec Bonchamps

Après avoir entendu le récit de Grand-Mère Zénaïde (Pour Dieu et le Roi… en Vendée), celui de l'oncle Mathurin (Pour Dieu et le Roi… avec Cathelineau) et celui de l'oncle Joseph (Pour Dieu et le Roi… avec Stofflet), nos petits amis vendéens se posent encore mille questions !

– Oh, Grand-Mère, s'il vous plaît, racontez-nous l'histoire du général de Bonchamps !
– Je crois que Frère François (l'oncle Ernest) sera plus à même de vous la dire.
– Mais il ne va pas revenir tout de suite au Puy-Saint-Bonnet, déplore Jacques.
– Hé bien, demandons-lui de nous l'écrire et grand-mère nous lira les lettres, propose Madeleine.
– Oh oui, qu'en dites-vous, grand-mère ? demandent les enfants.
Zénaïde sourit et réfléchit quelques instants. Elle replie les feuillets de la lettre.
– Très bien, mes petits ! Je demanderai, à votre oncle, de vous écrire l'histoire du général de Bonchamps…

Pour les 10-12 ans.

Brigitte Lundi, Pour Dieu et le Roi… avec Bonchamps, illustrations de Mechtilde Savigny, Éditions des Petits Chouans, paru le 15 novembre 2018, 80 pages, 12 €
   


Pour leurs aînés, plusieurs titres sur Bonchamps sont disponibles :

Bonchamps

René Blachez, Bonchamps et l’insurrection vendéenne, 1760-1793, Éditions Pays et Terroirs, réimpression de l'édition de 1902, 374 pages, 18 €

Bonchamps n’est guère connu du public que comme le sauveur des pri­sonniers de Sant-Florent-le-Vieil, et ce trait d’humanité a beaucoup trop relé­gué dans l’ombre ses mérites mili­taires et politiques. Nul n'a eu un rôle plus important dans la guerre. « La perte de Bonchamps vaut une victoire pour nous » écrivaient au lendemain de sa mort les représentants en mis­sion. Plusieurs épisodes montrent que cette appréciation n'a rien d'exagéré. La division de Bonchamps participe à toutes les grandes victoires, à Thouars, la seconde bataille de Fontenay, Saumur, Torfou. où les insurgés triomphent. Mais elle ne prend part ni à la pre­mière attaque de Fontenay, ni aux combats du Bois-aux-Chèvres. ni aux deux batailles de Luçon, où les Vendéens sont vaincus. Bonchamps n'est pas seulement un excellent tacticien ; il a un but précis et des plans de campagne. Ses projets de propager la révolte en Bretagne et d'unir tous les mouvements contre-révolutionnaires de l'Ouest, auraient pu changer l'Histoire.
  


 

Memoires de Madame de Bonchamps

Mémoires de Madame de Bonchamps sur la Vendée, Éditions Pays et Terroirs, réimpression de l'édition de 1823, 136 pages, format poche à seulement 9 €

Ces émouvants souvenirs d'une femme plongée dans la tourmente révolutionnaire mettent à l'honneur la mémoire du général Bonchamps, l'un des plus illustres noms des Guerres de Vendée. « Je ne crois pas qu'il puisse exister un roman dont la lecture soit aussi attachante que celle de ces Mémoires. On n'oserait inventer les événements et les situations qui s'y trouvent, et pour que l'on pût ajouter foi au merveilleux de cette histoire, il fallait toute l'autorité d'une authenticité contemporaine. Le héros de ces Mémoires, M. de Bonchamps, doit être admiré de tous les partis ; il eut toujours de l'horreur pour les représailles de la vengeance, et il donna la vie et la liberté à cinq mille républicains. »
   


 

Zoe de Bonchamps

Gwenola de Bouillé, Zoé de Bonchamps, une femme dans le fracas de l’Histoire, éditions Le Sémaphore, juillet 2018, 122 pages, 16 €. 

Zoé de Bonchamps est la fille du général vendéen qui, mortellement blessé, ordonna la grâce de cinq mille prisonniers républicains rassemblés dans l'abbatiale de Saint-Florent-le-Vieil, le 18 octobre 1793. L'engagement de son père et son acte de clémence accompagneront en filigrane Zoé tout au long de sa traversée du siècle.

De la virée de Galerne à la IIIe République, elle connut la précarité comme l'aisance des mondanités parisiennes, une rencontre avec l'empereur, la proximité avec la famille royale comme la clandestinité des opposants au régime (Arthur de Bouillé, son époux, fut condamné à mort par contumace), les joies et fiertés familiales (son fils Fernand mena la première ascension de l'Aiguille du Midi) comme les deuils tragiques de la guerre.

On lira dans la presse le jour de ses obsèques : « Sa vie a été marquée par tant d'événements qui auraient brisé une âme moins vaillante que la sienne ».