La chapelle du Boistissandeau à Ardelay (commune des Herbiers) est ornée de plusieurs verrières représentant des personnages qui ont marqué l’histoire du château : Madame de Hillerin, massacrée en 1794, et l’abbé de Gruchy, prêtre martyr fusillé en 1797. On peut aussi y voir deux portraits de saint Louis-Marie Grignion de Montfort. 

Le Boistissandeau 3Le massacre de Madame de Hillerin, le 31 janvier 1794 
   

Le château du Boistissandeau a été présenté ici, avec une évocation du massacre de Madame de Hillerin par des hussards républicains, le 31 janvier 1794. Cette scène tragique est illustrée dans un vitrail placé à gauche de l’entrée de la chapelle. Il porte la signature de deux maîtres verriers : le Tourangeau Van Guy, auteur probable du carton, et le Vendéen (de Mortagne-sur-Sèvre) Roger Degas, qui les a exécutés en 1957. 

Le Boistissandeau 1À l'entrée de la chapelle, la verrière du massacre de 1794 et un bas-relief portant le blason des familles Olivereau et de Hillerin

Le Boistissandeau 2Au bas du vitrail, la représentation de l'endroit où fut tuée Madame de Hillerin (à droite) et son aspect actuel (à gauche)

Le Boistissandeau 6Les blasons des familles de Hillerin et Olivereau
   

Parmi les verrières de la nef se distinguent deux portraits de saint Louis-Marie Grignion de Montfort : un épisode de la vie de saint Martin de Tours, transposé dans la vie du Père de Montfort telle qu’elle a été rapportée par ses biographes du XVIIIe siècle ; et une scène où ce dernier enseigne aux enfants. 

Le Boistissandeau 4Le Père de Montfort partage son manteau

Le Boistissandeau 5Le Père de Montfort enseigne aux enfants (vitrail photographié de l'intérieur et de l'extérieur de la chapelle, compte tenu d'un éclairage difficile)
   

À côté figure le portrait de l’abbé Mathieu de Gruchy, prêtre réfractaire qui s’était réfugié dans la famille de Hillerin, au Boistissandeau, pour échapper à la déportation. En découvrant que la bibliothèque du maître des lieux renfermait de nombreux ouvrages à caractère janséniste, il obtint d’en brûler trois cent soixante. L'abbé de Gruchy échappera à la Terreur, mais sera finalement arrêté, condamné à mort et fusillé à Nantes le 28 novembre 1797. 

Le Boistissandeau 7L'abbé de Gruchy brûle les livres jansénistes du Boistissandeau (vitrail photographié de l'intérieur et de l'extérieur de la chapelle)
   

Plusieurs de ces verrières portent à leur sommet des blasons, en particulier ceux du Poitou, de l’Anjou et de la Vendée. 

Le Boistissandeau 8Les blasons du Poitou, de la Vendée et de l'Anjou