Le département de la Vendée s’est lancé dans une prospective à l’horizon 2040, démarche pour laquelle il organise conférences, débats et consultations auprès de la population. Pour la première de ces réunions, consacrée à l’identité vendéenne, il a convié Franck Ferrand jeudi dernier, à La Roche-sur-Yon. 

Capture d’écran 2019-01-31 à 22L'arrivée de Franck Ferrand sur la scène de l'amphithéâtre de l'Icam
   

L’amphithéâtre de l’Icam était comble pour écouter Franck Ferrand brosser à grands traits le tableau des événements marquants et de quelques hautes figures de l’histoire vendéenne, tableau en bonne partie couvert par l’épopée de 1793 (1). Il en a dégagé des caractères constants, comme l’esprit d’indépendance, le sens du collectif, l’instinct de résistance, la fidélité, l’inclination au pardon et la résilience face aux malheurs dans lesquels d’autres se seraient enfermés. Voilà pour le passé, si cher à Franck Ferrand. Qu'en sera-t-il de l'avenir, alors que l'Insee nous annonce de profonds bouleversements démographiques ? C'était l'objet des échanges avec le public qui ont suivi l’intervention de Franck Ferrand. 

Cette soirée-débat a été filmée et diffusée en direct. La vidéo est consultable ici (elle démarre à 20:00 en raison du retard enduré par Franck Ferrand dans le train qui l'amenait de Paris) :

La prochaine rencontre Vendée 2040 portera sur le thème de l'aménagement. Elle est programmée le 25 avril 2019 à l'Icam de La Roche-sur-Yon, en compagnie du philosophe Raphaël Enthoven.
   


  1. Parmi les remarques qu’on peut formuler sur le plan historique, il est un point auquel on ne pouvait échapper : la fameuse citation apocryphe de Westermann, relevée par Alain Gérard dans son livre Vendée. Les archives de l’extermination (C.V.R.H., 2013, pp. 562-564) et détaillée par Richard Lueil sur son blog. « Il n'y a plus de Vendée, aurait écrit le général Westermann à la Convention après la victoire des républicains à Savenay. Elle est morte sous notre sabre avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. J'ai écrasé les enfants sous les pieds de nos chevaux, massacré les femmes, etc. » Franc Ferrand l’a lue (à 1:16:45 dans la vidéo), ajoutant qu’il avait montré ce document à la télévision dans son émission L’ombre d’un doute, consacrée à Robespierre, bourreau de la Vendée. Or, en visionnant à nouveau ce documentaire diffusé en 2012, je n’ai pas trouvé trace de cette lettre, sinon dans une narration extraite du film de Jacques Dupont, Les Vendéens (à 30:34). Cette citation attribuée à Westermann (par Crétineau-Joly, et ce n'est pas la seule qu'il ait commise…) a tellement imprégné les esprits que beaucoup jureraient en avoir vu l’original.